Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : L'affaire Vincent Lambert

Mort de Vincent Lambert : "un soulagement" pour son neveu, "un crime d'État" selon les avocats de ses parents

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Champagne-Ardenne

François Lambert a pris la parole ce jeudi suite à l'annonce de la mort de Vincent Lambert au CHU de Reims, après plus de dix ans dans un état végétatif. Il se dit soulagé et espère que "l'affaire Vincent Lambert s'arrête aujourd'hui". Les avocats de ses parents parlent eux d'un "crime d'État".

Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent Lambert.
Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent Lambert. © Maxppp - Remi WAFFLART

"C'est pas triste, ça remet les choses dans l'ordre" : ce sont les mots de François Lambert, neveu de Vincent Lambert, ce jeudi. Il a tenu une conférence de presse à Paris quelques heures après le décès de son oncle au CHU de Reims. Vincent Lambert, 42 ans, était dans un état végétatif depuis près de onze ans, suite à un accident de la route. 

"Pour moi l’affaire Vincent Lambert se termine aujourd’hui et après il y aura l’enterrement et ce sera un moment fort et intime. Ce n’est pas une libération, c’est vraiment un soulagement." - François Lambert

Et François Lambert n'a pas caché son soulagement : "C'est ce qu'on attendait depuis des années, on était prêts depuis des années. Le rationnel reprend le dessus. Il a pu partir dans les meilleurs conditions actuelles.". Il souhaite maintenant que "l'affaire Vincent Lambert s'arrête et que la suite reste intime."

L'ancien médecin de Vincent Lambert, Eric Kariger s'est exprimé suite à la mort de Vincent Lambert. Selon lui, "vivre pour Monsieur Vincent Lambert, ce n'était pas avoir un cœur qui bat ou une respiration spontanée, c'était être en relation, marcher dans la forêt, voir la mer, sentir le vent, être libre". Celui qui s'est occupé du quadragénaire jusqu'en 2014 avait déjà décidé d'interrompre les soins il y a six ans.

"Tué par raison d'État" selon les avocats des parents de Vincent Lambert

Dans un communiqué, les avocats des parents de Vincent Lambert s'indignent : "Vincent est mort, tué par raison d’Etat et par un médecin qui a renoncé à son serment d’Hippocrate".

Selon Jean Paillot et Jérôme, "cette cathédrale d'humanité qui brûlait depuis une semaine sous nos yeux impuissants s'est effondrée. Il n'aura été tenu aucun compte de la dignité de cet homme handicapé, condamné parce que handicapé. Car la première dignité, c'est le respect de la vie d'une personne".

"C'est un peu de notre humanité à tous qui s'en est allée aujourd'hui, tant cette faute ignoble qui ébranle les fondements de notre droit et de notre civilisation rejaillit sur nous tous. L'heure est au deuil et au recueillement. Il est aussi à la méditation de ce crime d'Etat" - les avocats des parents de Vincent Lambert

Indispensable d'écrire ses directives anticipées selon Alain Claeys

Depuis l'annonce de la mort de Vincent Lambert, de nombreuses personnalités ont réagit, et notamment Alain Caleys, co-auteur de la loi Leonetti sur la fin de vie : "Il est indispensable que nos concitoyens prennent conscience qu'il est nécessaire d'écrire ses directives anticipées avec son médecin traitant, de désigner une personne de confiance pour éviter que la famille se retrouve dans une situation difficile". 

Pour le président du forum européen de la bioéthique, l'affaire Vincent Lambert "laisse la trace d'une souffrance infinie". Selon Israël Nisand, "personne n’aurait envie de rester 10 ans dans une incapacité de communiquer et de dire quoique ce soit et de percevoir quoique ce soit. C’est un arrière-goût un peu difficile de sentir que les structures et les lois dont nous disposons dans notre pays peut conduire à un fiasco".