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Mort du jeune Léo à la Plagne : la procureure requiert de la prison avec sursis pour tous les prévenus

La Plagne-Tarentaise

Le tribunal correctionnel d'Albertville (Savoie) jugeait vendredi cinq prévenus mis en cause dans la mort de Léo à la Plagne en juillet 2017. Léo, 7 ans, est mort écrasé par un camion qui a dévalé la pente alors que son chauffeur n'était plus au volant.

Au tribunal d'Albertville, la famille de Léo fait front avec dignité
Au tribunal d'Albertville, la famille de Léo fait front avec dignité © Radio France - Anabelle Gallotti

On a ressenti beaucoup d’émotion ce vendredi au tribunal d’Albertville, malgré de longs débats techniques pour déterminer les responsabilités des prévenus dans la mort de Léo. Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis pour le chauffeur. Des peines d'emprisonnement d'un an avec sursis pour les autres prévenus, avec de lourdes amendes. Le jugement est mis en délibéré et la décision sera rendue le 16 avril prochain.  

Des mises en cause multiples

Léo, un jeune vacancier originaire de Baillargues (Hérault) était en séjour avec sa cousine et ses grands-parents dans la station de Tarentaise, choisie pour ses nombreux secteurs piétonniers l’été. Il est décédé écrasé par un camion, dont le chauffeur manipulait la remorque. L'enjeu du procès était d'établir les responsabilités des uns et des autres, qu'il s'agisse de responsabilités directes, comme celle du chauffeur, mais aussi celles des personnes morales : l'office du tourisme et une société d'évènementiel qui organisait une animation publicitaire d'envergure sur la station. 

On a entendu des gens qui se dédouanaient de toutes responsabilités – le père de Léo

Thomas Kolasinsky, le père de la victime regrette l’attitude fuyante des prévenus. Seul le chauffeur, dévasté, a reconnu son erreur. « On a quand même un arrêté municipal qui n’a pas été pris pour sécuriser le secteur ni pour autoriser la circulation du camion » précise le père de l’enfant.

" C'est terrible d'entendre des gens qui n'assument pas à ce point "

"Il n'y a pas de fatalité dans ce dossier, il n'y a qu'une accumulation de négligences que personne n'assume" a plaidé l'avocat des parents de Léo. Sa consœur est allée plus loin : "il n'y a que des gens qui voulaient faire du business, organiser coûte que coûte l'évènement publicitaire de la marque Jaguar". Jaguar était à l’époque, le principal client de la société d'événementiel mis en cause. Pour l’office du tourisme, cela représentait dix voitures de luxe mis à la disposition des élus et de l’OT

Loin de cette émotion, l'avocat de la jeune cheffe de projet, organisatrice de l'évènement publicitaire, a plaidé la relaxe «pour qu’il y ait condamnation pour une faute indirecte, il faut une faute  d’une extrême gravité et ce n’est pas le cas". 

Sur la station de la Plagne, en juillet 2017, Léo est décédé. Quelques jours plus tard, l’installation publicitaire était en place.

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