Société

Moselle : le plan grand froid est activé

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord mercredi 28 décembre 2016 à 16:52

Le Samu social de Moselle reçoit en hiver une centaine d'appels par jour.
Le Samu social de Moselle reçoit en hiver une centaine d'appels par jour. © Maxppp -

Les températures sont négatives et cela va durer. La préfecture de la Moselle a donc décidé ce mercredi en début d’après-midi d’activer le plan grand froid. Conséquence, deux foyers ouvrent leurs portes dans la soirée à Metz et à Florange. Et les maraudes seront renforcées.

Compte tenu des prévisions météo, les conditions sont remplies pour déclencher le plan grand froid en Moselle. La préfecture a pris la décision ce mercredi en début d’après-midi.

Ce plan grand froid signifie l’ouverture immédiate de deux haltes de nuit d'une quinzaine de places chacune, à Metz et à Florange. C'est le Samu social, le 115, qui orientent les personnes en détresse. Et pour les sans-abris de Moselle-Est et d'ailleurs dans le département, le 115 financera un billet de train voire un trajet en taxi pour s'y rendre. Les maraudes seront également renforcées.

Un millier de places au total pour les sans-abris en Moselle

Ces derniers jours, une dizaine de grands marginaux ont été pris en charge face à ces chutes des températures. Des hommes qui, le reste de l'année, ne font jamais appel à l'aide. Au total, la Moselle compte 983 places pour les sans-abris, plus les 30 liées au plan grand froid. Le 115 reçoit une centaine d’appels par jour.

Personne ne prend la place des sans-abris, s’il y a saturation, on augmente la capacité – Michel Gocel, directeur du 115

L'autre volet de l'hébergement d'urgence concerne les demandeurs d'asile. Ils sont 3.000 hébergés en Moselle, c'est ce que prévoit la loi. En théorie, la France ne laisse pas les gens dehors tant que leur demande d'asile n'a pas été étudiée par la préfecture. Et le directeur du relais FOMAL de Metz qui gère le 115 insiste, "jamais les uns ne prennent la place des autres". Tout le monde est pris en charge explique Michel Gocel : "en aucun cas, un public n’est hébergé sur l’autre type d’hébergement. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on ne peut pas penser, on ne peut pas dire qu’il y a un public qui prend la place de l’autre, tout est bien segmenté. Si l’hébergement des sans-abris arrive à saturation, on ouvre des haltes de nuit comme dans le cas présent en période de grand froid".