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Société

Municipales en Occitanie : les tracts sur le marché toujours au cœur de la campagne

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Par , France Bleu Occitanie

Malgré internet, c’est encore un moyen sûr de rencontrer les électeurs. Une bonne partie des candidats aux municipales étaient sur les marchés, ce week-end. Parfois, les relations avec les marchands sont difficiles. Et c’est pour cela que le maire de Rabastens a pris un arrêté.

Depuis quelques week-end, les marchés sont pris d'assaut par les militants.
Depuis quelques week-end, les marchés sont pris d'assaut par les militants. © Maxppp - (Image d'illustration)

Si vous avez fait le marché ce week-end, vous n’avez pas pu les manquer. Les candidats aux élections municipales se sont mis en mode "tractage" depuis une semaine ou deux. Dans beaucoup de communes, les militants ne tractent pas dans le marché proprement dit. À Toulouse notamment, ils sont priés de rester aux abords pour ne pas empêcher le commerce. Le placier de Saint-Aubin y veille discrètement mais avoue qu’il n’y a jamais eu de problème et que personne n’a jamais vraiment été contrôlé. 

Des commerçants agacés 

Pia vend des compositions florales sur le marché de Saint-Aubin. Elle est déjà fatiguée de la campagne municipale. D’autant que la semaine passée, elle s’est fait insulter par une cliente alors que le Rassemblement National tractait devant son stand. Selon elle, les prétendants aux municipales font fuir les chalands. 

Malgré tout, sur le marché toulousains, pour le moment, on sent les badauds plutôt bienveillants avec les militants. Ils estiment que "c’est le jeu de la démocratie". Ils prennent "tous les tracts" mais avouent "ne pas tous les lire". Il y a évidemment quelques râleurs qui estime que "c’est dimanche et qu’on n’a pas envie de parler politique."  

Un arrêté à Rabastens 

Mais dans le Tarn la situation s'est tendue autour du marché de Rabastens. Ce samedi, une cinquantaine de militants de la CGT et de l’extrême gauche ont manifesté autour du marché de la petite commune. Car, il y a 15 jours, le maire de la ville tarnaise a pris un arrêté pour interdire le tractage dans les allées du marché. On lui a reproché d’empêcher le débat démocratique. Certains avaient même une pancarte "ce n’est pas Vichy ici". D’où la colère du maire Pierre Verdier : " Je l'ai fait parce qu'un samedi il y avait tellement de gens pour distribuer des tracts que les commerçants ne pouvaient plus vendre. Cette fois-ci, il y a quatre listes avec 29 candidats. Ça a bloqué le cœur du marché. Avant de le signer, j'ai relu l'arrêté avec les représentants des quatre listes. Je leur ai dit que je proposais _un emplacement gratuit à l'intérieur du marché_. J'ai la nausée par rapport à l'exploitation de quelques chose qui se fait sur plein de marché en France et qui n'est pas très original. Moi dans deux mois, je ne suis plus maire. Vous pensez que j'ai envie de laisser l'image d'un dictateur." 

Candidats du RN molestés à Toulouse 

Et parfois, ce sont les candidats qui ont quelques difficultés au moment de distribuer des tracts. Quatre militants du Rassemblement National, dont la tête de liste Quentin Lamotte explique avoir été molestés, ce dimanche matin au marché Cristal de Toulouse (boulevard de Strasbourg, près de la place Jeanne d’Arc). Ils ont porté plainte et disent souffrir de contusions. Leur matériel (tracts / kakemono) a également été cassé. Ils estiment avoir été attaqués par des anti-fa et comptent sur la vidéo-protection de Tisseo pour l’enquête. 

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