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Mystère des enfants nés sans main : des "excès de cas" en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais pas dans l'Ain

Santé Publique France a rendu publique ce jeudi son rapport sur le mystère des enfants nés sans main ou sans bras. 14 cas ont été signalés dans trois départements. L'agence évoque un "excès de cas" en Bretagne et en Loire-Atlantique, mais pas dans l'Ain.

Une dizaine d'enfants sont nés avec des anomalies des membres supérieurs en France.
Une dizaine d'enfants sont nés avec des anomalies des membres supérieurs en France. © Maxppp - Gaël Baud

Santé Publique France a remis ce jeudi son rapport sur le mystère des enfants nés avec une anomalie des membres supérieurs , des petits nés sans bras ou sans main. En une dizaine d'années, 14 cas ont été signalés dans l'Ain, dans le Morbihan et en Loire-Atlantique. L'agence a mené "une investigation épidémiologique de ces trois signalements". Et cette analyse révèle "un excès de cas" seulement dans les départements de l'ouest de la France.

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Sept cas dans l'ouest

Trois cas ont été détectés entre 2007 et 2008 en Loire-Atlantique , notamment autour de la commune de Mouzeil, située à environ quarante kilomètres de Nantes. Les enfants fréquentaient la même école maternelle. C'est un médecin rééducateur du CHU de Nantes qui a signalé ces cas en 2013 à l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire. Deux de ces bébés sont nés sans main, le troisième souffre d'une malformation de la main. 

En Bretagne, 24 cas isolés d'agénésies ont été détectés de 2011 à 2013 . Les investigations de Santé Publique France ont été menées sur quatre enfants nés avec cette anomalie dans le Morbihan, à Guidel, près de Lorient . C'est l'une des mères, médecin, qui a alerté les autorités sanitaires. L'environnement des familles a été analysé. Trois mères sur quatre ont été exposées à des travaux de peinture et/ou vivaient à proximité de champs de culture céréalière.

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Dans le Morbihan, un lien avec ces cultures n'est pas exclu, mais selon Santé Publique France, "aucune exposition commune n'a été [formellement] identifiée" en Bretagne comme en Loire-Atlantique. Pour autant, "l'agence maintient avec le Réseau français des registres une attention toute particulière à la survenue de nouveaux cas dans ces régions et dans le reste de la France".

Pas d'excès de cas dans l'Ain

L'analyse des sept cas signalés dans l'Ain , pour des enfants nés entre 2009 et 2014, "ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale", selon le rapport de Santé Publique France. Les analyses n'ont, là non plus, pas identifié "une exposition commune à la survenue de ces malformations". Mais cette absence de causes communes clairement identifiées "ne permet pas d'orienter des investigations complémentaires". 

Pour réaliser son rapport, l'agence nationale a mené dans un premier temps des vérifications pour vérifier "s'il s'agit bien de cas identiques et qu'ils partagent la même définition clinique". S'en suit une autre étude de la fréquence de la malformation dans une zone donnée, comparée à la moyenne nationale. En complément, les mères des enfants sont interrogées sur leurs habitudes de vie lors de la grossesse. Santé publique France précise que "la surveillance des malformations congénitales et les investigations sont particulièrement complexes notamment en raison de la rareté des événements".

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