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Dossier : Coronavirus Covid-19

"On n'en peut plus, on est épuisé", le cri d'alarme de la CGT des Ephad publics du Val-de-Marne

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Par , France Bleu Paris

Le personnel des Ehpad est à bout de souffle, selon la CGT des Ehpad publics du Val-de-Marne. Les agents ont dû faire face "à une mortalité importante" à cause du covid-19. Ils doivent désormais assumer des tâches supplémentaires pour organiser les visites des familles des résidents.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

Pendant 55 jours, les personnels des Ehpad ont dû gérer le confinement tout en faisant face à une crise sanitaire importante. 10 201 morts du covid-19 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement dans les Ehpad, selon les derniers chiffres de la Direction générale de la Santé ce jeudi soir. Depuis le 22 avril, les familles des résidents peuvent revenir dans les établissements pour de courtes visites, encadrées, en suivant un protocole sanitaire strict. Un "soulagement" pour nos seniors, mais du travail en plus pour le personnel déjà sous tension, selon la CGT des Ehpad publics du Val-de-Marne. 

"C'est un soulagement pour les résidents"

Pour la secrétaire générale du syndicat CGT des Ehpad publics du Val-de-Marne, Barbara Filhol, le retour des visites dans les établissements a été une véritable bouffée d'oxygène pour les résidents, isolés par le confinement. Selon Barbara Filhol, l'absence de visite pendant plus d'un mois a eu comme conséquence négative l'augmentation "des troubles cognitifs". "Maintenant que les visites sont autorisées, les résidents soufflent un peu, mais quand la famille repart, si c'est pour que la [prochaine] visite ne se refasse que la semaine suivante et que le résident passe 8 jours dans sa chambre tout seul, il faudra que les personnels gèrent ce temps-là", regrette la syndicaliste qui craint de nouveaux moments d'isolement chez les résidents.

Des tâches supplémentaires

"Aujourd'hui le personnel a des tâches supplémentaires de désinfection, d'hygiène, de respect des distanciations sociales", explique Barbara Filhol, secrétaire générale de la CGT des Ehpad publics du Val-de-Marne et salariée pour l'Ehpad Les Lilas de Viry-sur-Seine. "Il faut désinfecter les lieux avant et après la visite". Il faut également gérer "les relations humaines", bien plus qu'auparavant. Les agents doivent ainsi expliquer les règles sanitaires, le protocole des visites limitées dans le temps et à prévoir en avance. 

Pour assurer la sécurité des résidents, le port du masque ou d'une visière est obligatoire, comme le lavage des mains et la distanciation physique. Les câlins, les embrassades et les baisers sont interdits, ce qui est dur à faire accepter aux résidents : "Ce n'est pas toujours agréable de parler à ses enfants avec un masque sur la bouche, avec des gants, sans pouvoir les toucher et souvent les résidents sont un peu sourds, donc le mètre de distanciations sociale permet de bien voir mais pas forcément de bien entendre", indique Barbare Filhol. 

Des personnels à bout de souffle

Depuis plusieurs années déjà, les personnels des Ehpad alertent pouvoirs publics et citoyens sur leur manque de moyens financiers et humains. "La crise [du coronavirus] est arrivée, elle nous a obligé à de nouvelles mesures mais avec des moyens qu'on avait déjà il y a deux ans et qui déjà à l'époque n'étaient pas suffisants", s'insurge Barbara Filhol, secrétaire générale de la CGT des Ehpad publics du Val-de-Marne.

"On n'a pas les moyens en France de prendre en charge dignement une personne âgée en fin de vie"

"On n'en peut plus, on est épuisé", déplore Barbara Filhol. "Après, on peut nous dire qu'on va avoir une prime, qu'on va nous décerner une médaille, mais ce n'est pas ce qu'on demande et ça fait deux ans que ce n'est pas ce qu'on demande", lâche-t-elle.

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