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Société

Nantes : des migrants expulsés d'un squat dans le quartier Doulon

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Par , , France Bleu Loire Océan

Sur décision de la préfecture, les occupants du squat des Trois-Rois, du quartier Doulon, à Nantes, ont été évacués ce jeudi matin. Une trentaine de policiers étaient sur place.

Plusieurs membres d'associations d'aide aux migrants étaient sur place.
Plusieurs membres d'associations d'aide aux migrants étaient sur place. © Radio France - Clémentine Sabrié

Nantes, France

Certains étaient ici depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Une vingtaine de migrants, dont quelques mineurs, ont été évacués du squat du 7 rue des Trois-Rois, dans le quartier Doulon, à Nantes, ce jeudi matin.

Six véhicules de police ont été dépêchés pour encadrer l'opération, dès 9h. Une trentaine de policiers ont sommé les occupants de sortir avant midi.

L'évacuation s'est déroulée dans le calme

Avant cela, des associations ont eu le temps de récupérer des matelas et des équipements électroménagers à l'intérieur. Des bénévoles et des voisins étaient présents pour soutenir les personnes expulsées.

Six véhicules de police étaient sur place pendant l'évacuation. - Radio France
Six véhicules de police étaient sur place pendant l'évacuation. © Radio France - Clémentine Sabrié

Les migrants sont sortis dans le calme, selon la police. Richard, un demandeur d'asile camerounais de 44 ans, a pourtant été bousculé. 

"Un policier m'a très mal répondu"

"Je voulais rapidement ma bouteille d'eau, parce que je suis hypertendu", raconte-t-il.Le policier lui ordonne alors de bouger. Richard commence à avoir des maux de tête. Le Samu est intervenu et il a pu prendre ses médicaments.

La préfecture ,'a pas attendu la décision du tribunal administratif

Cette expulsion a été décidée par la préfecture de Loire-Atlantique. Un arrêté avait été placardé sur la maison squattée mercredi soir. Il indiquait que l'endroit représentait "un danger imminent pour la santé et la sécurité des personnes qui l’occupent ou sont susceptibles de l’occuper".

Le tribunal administratif devait rendre sa décision sur l'expulsion des squatteurs ce jeudi, mais la préfecture l'a devancé avec son arrêté. "Quand des gens sont expulsés de leur logement sans même qu'on attende le rendu d'une décision de justice, c'est quand même super grave", dénonce Marie, étudiante en droit et membre d'une association de solidarité avec les immigrés.

Un hébergement d'urgence pour quelques nuits

Fanny, une voisine présente jeudi matin, venait régulièrement aider les habitants du squat. Elle déplore que la préfecture veuille "s'occuper des questions de sécurité, avant des besoins de mise à l'abri qui sont majeurs"

Les anciens occupants du 7 rue des Trois-Rois vont être relogés provisoirement par le 115, en hébergement d'urgence. Cela ne durera que quelques nuits. Après, ils devront se débrouiller par eux-mêmes.