Société

Nantes : la brigade d'enlèvement des tags fait grève

Par Audrey Dumain, France Bleu Loire Océan et France Bleu mercredi 13 septembre 2017 à 18:01 Mis à jour le mercredi 13 septembre 2017 à 20:41

Les murs et les panneaux près de la préfecture sont la cible de nombreux tagueurs lors des manifestations.
Les murs et les panneaux près de la préfecture sont la cible de nombreux tagueurs lors des manifestations. © Radio France

L'équipe qui nettoie tous les jours les graffitis sur les murs de la ville réclame une indemnité complémentaire. Mais la demande a été rejetée par Nantes Métropole. A l'appel de la CFDT, la brigade a donc décidé de faire grève jusqu'à jeudi au moins.

Les murs de Nantes ont été recouverts de graffitis lors de la manifestation contre la loi travail, mardi 12 septembre. Ce mercredi, ils sont toujours visibles. La raison ? L'équipe chargée d'enlever les tags dans la ville fait grève. Elle s'est réunie ce mercredi près de la préfecture, où de nombreux murs ont été tagués lors des précédentes manifestations. Une charge de travail supplémentaire pour ces agents.

Les agents en grève se sont rassemblés près de la préfecture ce mercredi.  - Radio France
Les agents en grève se sont rassemblés près de la préfecture ce mercredi. © Radio France

Les 13 hommes de la brigade d'enlèvement des graffitis réclament une augmentation : 45 euros par mois et par personne. Il s'agit d'une indemnité perçue par les agents qui travaillent dans des conditions pénibles et insalubres. Mais selon eux, Nantes Métropole considère que l'équipe ne remplit par tous les critères pour bénéficier de ce complément.

Des conditions de travail dangereuses

Les agents, eux, estiment être sous-payés compte tenu de la pénibilité de leur travail. Chaque jour, entre 6 heures du matin et 13 heures, Benjamin, tout comme ses collègues, utilise des produits chimiques pour nettoyer la ville de ses graffitis : "On se sert de produits dangereux, bien sûr on a des masques, des protections, mais c'est technique, on veut que notre travail soit reconnu et que ça se voit financièrement."

En plus des produits chimiques, pour enlever les tags, il faut de l'huile de coude. Le corps en prend forcément un coup."J'ai une tendinite à l'épaule droite depuis un an", signale Benjamin. "Et il ne faut pas oublier que nous travaillons dans la rue. La rue c'est sale, surtout après les manifestations, mais on a toujours répondu présents. Aujourd'hui on veut un juste retour de la part de la métropole."

Sans réponse claire des élus, la brigade d'enlèvement des graffitis continuera sa grève. Elle a été reconduite jusqu'à jeudi soir pour le moment.