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VIDEO - Nantes : nouvelle manifestation contre les violences policières

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Loire Océan, France Bleu

A Nantes, à l'appel d'un collectif d'étudiants, plus de 2.000 personnes manifestaient lundi après-midi dans les rues du centre-ville pour dénoncer les violences policières et le racisme.

Près de 3000 manifestants à Nantes contre les violences policières, ici un genou à terre en hommage à George Floyd.
Près de 3000 manifestants à Nantes contre les violences policières, ici un genou à terre en hommage à George Floyd. © Radio France - Fanny Ohier

Plus de 2.000 personnes se sont rassemblées lundi en début d'après-midi sur la place de Bretagne à Nantes pour dénoncer les violences policières et le racisme. L'appel à manifester a été lancé sur les réseaux sociaux par le collectif "Black Lives Matter" de Nantes représenté localement par quatre étudiantes et lycéennes.

Un rassemblement dans le calme contre les violences policières à Nantes
Un rassemblement dans le calme contre les violences policières à Nantes © Radio France - Fanny Ohier

Un genou à terre

A l'image de ce que l'on voit partout dans le monde depuis une semaine pour rendre hommage à George Floyd, cet homme noir américain de 46 ans tué il y a plus de deux semaines par un policier à Minneapolis, aux Etats-Unis, les manifestants ont mis un genou à terre et ont levé le poing pour demander justice pour les victimes de violences policières. Dans le calme, le cortège a ensuite pris la direction du Mémorial de l'abolition de l'esclavage. 

Ils ont ensuite pris la direction du Palais de justice, toujours dans le calme, avec ce slogan : "Pas de justice, pas de paix". Avant de se diriger vers la Place Royale où la manifestation s'est dispersée dans le calme.

"Aboubacar Fofana, Adam Traoré... " symboles des violences policières racistes pour les manifestants

C'était la toute première manifestation de Mahfouz. Et il en sort ravi "il n'y a pas eu de débordements", et il y avait "des blancs et des noirs, tous unis dans la même lutte, 'la vie des noirs compte !'", lâche cet étudiant de 26 ans dans un sourire. Il se réjouit, aussi, de voir des femmes initiatrices du mouvement et ose même une comparaison "c'est comme Rosa Parks", militante à l'origine du mouvement de lutte pour les Droits civiques aux Etats-Unis. 

"Et si c'était moi ?", Mahfouz, étudiant de 26 ans s'est tout de suite identifié à George Floyd, cet afro-américain mort lors d'une interpellation par des policiers aux Etats-Unis.

Mahfouz a manifesté pour la première fois pour dénoncer "la différence de traitement [par les policiers] qu'on soit noir ou blanc".
Mahfouz a manifesté pour la première fois pour dénoncer "la différence de traitement [par les policiers] qu'on soit noir ou blanc". © Radio France - Fanny Ohier

"On ne veut plus entendre que ce sont des bavures, on ne veut plus entendre que ce sont des erreurs : ce sont des violences volontaires !" Célia, étudiante en droit et l'une des organisatrice de la manifestation, harangue la foule, qui lui répond en cœur : "Police partout, justice nulle part !"

Célia appelle au calme avant le départ de la manifestation vers le mémorial de l'Abolition de l'Esclavage. Elle est l'une des quatre étudiantes à l'origine de la marche.
Célia appelle au calme avant le départ de la manifestation vers le mémorial de l'Abolition de l'Esclavage. Elle est l'une des quatre étudiantes à l'origine de la marche. © Radio France - Fanny Ohier

Sur sa pancarte, Zeinab, 22 ans, a écrit les noms de personnes mortes en France pendant des contrôles de police : Adama Traoré, Zyed et Bouna... En haut de cette liste "Aboubacar Fofana", mort il y a deux ans cité du Breil à Nantes, pendant son interpellation. "Ça n'arrive pas qu'aux Etats-Unis, ça arrive en France tous les deux ans, ça arrive à Nantes... "

"Dites leur nom", lit la pancarte de Zainab. "Tous les deux ans en France, on marche pour une bavure policière contre une personne racisée. [...] On est là pour que ça cesse."
"Dites leur nom", lit la pancarte de Zainab. "Tous les deux ans en France, on marche pour une bavure policière contre une personne racisée. [...] On est là pour que ça cesse." © Radio France - Fanny Ohier

"Presque tous les deux ans, on marche en France pour des bavures qui ont lieu sur des personnes racisées ! On espère que notre message sera entendu et que ça cesse un jour !" - Zainab 

Une violence policière disséminée à petites doses dans le quotidien d'Andy selon lui. A 21 ans, cet étudiant en commerce s'est déjà fait arrêter plusieurs fois par des policiers, alors qu'il conduisait. "Un jour je rentrais du sport et me suis fait contrôler avec ma grand-mère ! C'est des petits moments de la vie comme ça qui nous font penser que le racisme est toujours présent et qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de discriminations !" 

Des contrôles en voiture ou à la sortie des magasins ... Calixte lui aussi y a droit. Cet apprenti de 21 ans a même peu à peu intégré de ne jamais sortir de chez lui... sans sa carte d'identité ! "Cette année, je l'ai déjà perdue une ou deux fois parce que je suis obligé de la prendre [pour sortir] ! Je sors avec, c'est la seule chose qui me garantit que je suis en règle... Mais c'est bizarre qu'on en arrive là !"

Calixte tient une pancarte "Vous n'avez pas le droit de vie ou de mort, stop !".
Calixte tient une pancarte "Vous n'avez pas le droit de vie ou de mort, stop !". © Radio France - Fanny Ohier

Tout au long de cette manifestation, qui s'est déroulée entièrement dans le calme, les forces de police sont restées à distance des manifestants.

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