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Société

Nantes : une cinquantaine de migrants dorment sous le tentes square Jean-Baptiste-Daviais

mercredi 27 juin 2018 à 23:27 Par Audrey Dumain, France Bleu Loire Océan

Après l'évacuation du squat Cap 44 à Nantes, 140 migrants ont dû trouver un endroit où se reloger. Si la majorité a trouvé refuge dans des bâtiments abandonnés de La Persagotière, une cinquantaine se sont installés sous des tentes square Jean-Baptiste-Daviais, en plein centre-ville.

Une vingtaine de tentes sont installées square Jean-Baptiste-Daviais.
Une vingtaine de tentes sont installées square Jean-Baptiste-Daviais. © Radio France -

Nantes, France

La scène est déroutante. Le matin, à l'heure où les Nantais partent au travail, ils croisent sur leur chemin des dizaines de migrants en train de faire leur toilette square Jean-Baptiste-Daviais. 

Au coeur de la ville, ils sont une cinquantaine, au moins, à avoir planté leur tente depuis le début de la semaine. Une vingtaine de toiles au total et au moins autant de matelas entourent le square. Une sorte de camping sauvage à deux pas de la place du commerce.

La plus grande tente du square est entourée d'une dizaine d'autres petites tentes - Radio France
La plus grande tente du square est entourée d'une dizaine d'autres petites tentes © Radio France -

Ces réfugiés sont tous demandeurs d'asile selon le collectif d'aide aux migrants mais ils n'ont trouvé nulle part où aller. 

"La vie est compliquée ici. On vit à la rue, la douche publique est bondée et on manque de nourriture", raconte Abel, jeune Erythréen, arrivé de Paris il y a un mois.

Tous sont demandeurs d'asile square Jean-Baptiste-Daviais.  - Radio France
Tous sont demandeurs d'asile square Jean-Baptiste-Daviais. © Radio France -

Tous les soirs, des associations se relaient pour distribuer de la nourriture au square. Durant la journée, des centaines d'autres migrants rejoignent les premiers. Tous passent la journée à attendre les associations. "Il n'y a rien à faire ici, on discute ou on dort."

Des riverains viennent aider 

"Beaucoup de riverains leur viennent en aide et leur donne à manger", remarque François Prochasson du collectif de soutien aux migrants. Seulement, la bonne volonté à ses limites : "Si il n'y a pas assez à manger la tension monte, c'est normal, ils ont faim." 

Le soir, les associations distribuent au moins 250 repas. "Jusqu'ici tout s'est bien passé mais il faut que l'Etat trouve une solution. Qu'ils aient un toit et une cuisine. Ensuite, ils savent très bien s'organiser." 

Les associations dénoncent l'inactivité de l'Etat face à la situation square Jean-Baptiste-Daviais. - Radio France
Les associations dénoncent l'inactivité de l'Etat face à la situation square Jean-Baptiste-Daviais. © Radio France -

La ville a débloqué 550 000 euros pour venir en aide aux réfugiés de Nantes. Le collectif espère que l'argent servira à améliorer la situation des 140 migrants expulsés il y 15 jours du Cap 44.