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Société

"On ne lâche rien" : les étudiants du Mirail toujours déterminés malgré l'évacuation de l'université

mercredi 9 mai 2018 à 18:14 - Mis à jour le jeudi 10 mai 2018 à 8:14 Par Guillaume Farriol, France Bleu Occitanie et France Bleu

Près de 200 étudiants de l'université Jean Jaurès se sont réunis ce mercredi 9 mai sur la place du Capitole à Toulouse pour tenir une assemblée générale. Un rassemblement quelques heures après l'évacuation de l'université, tôt dans la matinée.

Les étudiants en assemblée générale place du Capitole à Toulouse
Les étudiants en assemblée générale place du Capitole à Toulouse © Radio France - Guillaume Farriol

Toulouse, France

Armé de son mégaphone, Robin harangue les quelque 200 personnes rassemblées place du Capitole. Cet étudiant à un message clair : "On ne lâche rien, la lutte n'est pas terminée !"

Pour ces étudiants grévistes, il va pourtant falloir trouver un autre moyen de se mobiliser maintenant que l'université Jean Jaurès a été évacuée après deux mois d'occupation contre la réforme de l'accès à l'université. Ils vont désormais retourner à une protestation dans la rue lors de rassemblements : "Le mois de mai sera chaud, prévient Robin. Nous avons déjà prévu plusieurs mobilisations, et soyez sûrs que les étudiants du Mirail seront au rendez-vous !" Ces étudiants défileront notamment le 22 mai, aux côtés des fonctionnaires et des cheminots, déjà appelés à manifester. 

Perturber les examens

Pour poursuivre la lutte, de nombreux étudiants souhaitent perturber les examens de l'université Jean Jaurès qui doivent débuter le 11 juin. "La meilleure solution, c'est de boycotter les examens, s'enthousiasme Célian Malosse, président de l'Unef à Toulouse. Si tout le monde rend une copie blanche alors le système s'écroule, ce serait vraiment fort si c'était fait.

L'enthousiasme du jeune homme est partagé par bon nombre d'étudiants grévistes. Mais tout de même dans la foule, quelques-uns ont le moral en berne après l'évacuation de l'université. "C'est un coup dur, explique Axel, étudiant au Mirail. Ça remet en question toute notre organisation jusqu'ici."

Pour tenter de donner un second souffle au mouvement, les grévistes du Mirail appellent les autres universités toulousaines à se joindre à la mobilisation contre la réforme de l'accès à l'université.

L'université s'organise

Du côté de l'université, pour l'instant, l'administrateur provisoire a pris un arrêté de fermeture administrative, le temps "de procéder au déblocage des entrées et des différents bâtiments obstrués par des tables et des chaises. Nous allons également procéder à un inventaire précis des dommages engendrés par le blocage et l'occupation des locaux, afin d'étayer les dossiers de plainte déposés" peut-on lire dans le communiqué envoyé mercredi par Richard Laganier. 

Invitée de France Bleu Occitanie jeudi matin, Marie-Hélène Garelli, la directrice de l'UFR de lettres, philo et art à l'université Jean Jaurès explique qu'aucune date n'est fixée pour l'instant pour la réouverture du campus du Mirail aux étudiants car "les dégâts sont importants notamment dans l'amphi 1 et le bâtiment de l'arche". Mais elle estime que les examens devraient pouvoir se tenir dans les temps sur le campus du Mirail, à partir du 11 juin. 

En principe oui, on pourra organiser les examens et on fera tout pour les tenir dans nos locaux - Marie Hélène Garelli 

Pour elle, c'est important "symboliquement et matériellement" que les examens se tiennent sur place et non sur un autre site. La directrice de l'UFR de lettres, philo et art à l'université Jean Jaurès explique qu'il n'y aura "pas de 10 améliorable et encore moins de 16 améliorable" comme le demandaient les étudiants grévistes pour permettre aux étudiants de ne pas être pénalisés au moment des examens. 

En ce qui concerne les rattrapages de cours, Marie-Hélène Garelli affirme que quelques rattrapages sont prévus pour les étudiants dans les disciplines qui ont pris du retard après deux mois de blocus, "en espérant que ces séances de rattrapage ne soient pas perturbées" dit-elle. 

Ecoutez l'interview de Marie-Hélène Garelli, directrice de l'UFR de lettres, philo et art à l'université Jean Jaurès, en direct sur France Bleu Occitanie