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Société
Dossier : Immeubles effondrés à Marseille

Un an après le drame de la rue d'Aubagne, des milliers de Marseillais hurlent "Ni oubli, ni pardon"

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Une marche de la colère s'est tenue ce samedi à Marseille, un an après l'effondrement d'immeubles rue d'Aubagne qui a fait huit morts. Des milliers de Marseillais ont défilé pour dénoncer l'inaction des élus.

Les manifestants arrivent cours Julien pour la marche de la colère.
Les manifestants arrivent cours Julien pour la marche de la colère. © Radio France - Quentin Perez de Tudela

Marseille, France

Marcher une nouvelle fois, un an après. Plusieurs associations et collectifs de citoyens étaient à l'initiative d'une marche de la colère, qui s'est tenue à Marseille ce samedi après-midi. Le 14 novembre 2018, des milliers de Marseillais s'étaient rassemblés entre la rue d’Aubagne et l’Hôtel de Ville, avec les portraits des huit victimes des effondrements. 

"Ni oubli, ni pardon", c'est le slogan choisi ce samedi par les manifestants pour dénoncer le manque d'actions des élus contre l'habitat indigne à Marseille. Selon la Fondation Abbé Pierre, 100.000 Marseillais vivent toujours dans des taudis. 

Jean-Luc Mélenchon, député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, a participé à la marche. Il a pris la parole en début d'après-midi : "Le mal-logement n'est pas qu'un problème marseillais. C'est un enjeu national", a déclaré le patron de la France insoumise. 

La manifestation a commencé dans le calme, dans une ambiance bon enfant. Plusieurs milliers de Marseillais se sont rassemblés au métro Notre-Dame-du-Mont, accompagnés de leurs tambours. "Réhabilitons le centre ville", pouvait-on lire sur les banderoles. 

Des gilets jaunes ont également rejoint le cortège. 

Une dizaine de personnes interpellées en soirée

Quelque 6.700 personnes ont participé à cette marche selon le décompte de la préfecture de police, 20.000 selon les manifestants. 

Des échauffourées ont éclaté vers 18h, entre les forces de l'ordre et un groupe restreint de manifestants, environ 300 selon la police, qui s'approchaient de l'Hôtel de Ville. Les forces de l'ordre ont utilisé leurs grenades lacrymogènes. 

Un policier de la Compagnie de sécurisation et d’Intervention a été blessé à la gorge par un projectile. Il est à l'hôpital. Une vitrine a été abîmée sur la Canebière et une dizaine de personnes ont été interpellées selon les informations de la police. 

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