Société

À Nice, le tatouage s'affiche désormais chez tout le monde

Par Laurent Vareille, France Bleu Azur samedi 15 avril 2017 à 7:00

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Getty - Rekha Garton

Pendant 3 jours, les Studios de la Victorine à Nice accueille le Nice International Tattoo Festival. Une 10e édition qui désormais se déroule sur 4 000 mètres carrés et accueille plus de 180 professionnels venus du monde entier. L'engouement est bien réel.

L'incontournable Syndicat National des Artistes Tatoueurs a publié des chiffres au début de l'année prouvant que le tatouage est un véritable phénomène de société. Désormais plus de sept millions de français sont tatoués. Ce sont les femmes qui ces dernières années ont le plus franchi le cap. Elles étaient 9% en 2010, elles sont désormais 16% contre 14% chez les hommes.

Une professionnalisation du secteur

Les tatoueurs également se sont transformés. Ils se sont tout d'abord multipliés; plus de 1500 salons sont aujourd'hui ouverts en métropole. On parle de 4000 tatoueurs officiant en France.

Mais l'activité s'est aussi professionnalisée. Les normes d'hygiène sont désormais draconienne et la qualité des encres et des tatouages est également montée d'un cran.

4.000 mètres carrés et plus de 180 professionnels

Alors pour quelle raison ? "C'est dans le milieu des années 90 qu'on a vu des people, des sportifs arborer des tatouages à la télévision aux heures de grandes écoutes, explique Alain Vigouroux, l'un des organisateur du Nice Tattoo Festival. Alors petit à petit le côté tabou est tombé et le phénomène a démarré."

Et cet engouement se mesure à la manifestation qu'il organise. Il y a 10 ans le festival était confidentiel. Il est aujourd'hui à l'étroit. Pourtant la manifestation s'étale sur 4.000 mètres carrés et reçoit plus de 180 tatoueurs venus du monde entier.

"Tous mes tattoos sont mûrement réfléchis"

Les visiteurs sont également de plus en plus nombreux et sont issus de toutes les couches de la société. Ils ont déjà des tatouages ou sont en pleine réflexion. Dans tout les cas, rien n'est fait à la légère. "Tous mes tattoos sont mûrement réfléchi, avoue Jo. Ils sont les images que j'ai dans ma tête. Je voulais les graver sur mon corps, les garder pour moi". "En revanche, c'est addictif, nous confie cette Niçoise. Elle a du reste une nouvelle idée en tête pour son bras droit...