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Noël à l'université de Grenoble pour une soixantaine de migrants

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Par , France Bleu Isère
Grenoble, France

60 migrants ont été autorisés à rester dans des locaux désaffectés de l'université de Grenoble durant les vacances de Noël. La préfecture de l’Isère avait pourtant mis à leur disposition un gymnase mais les migrants ont refusé de s'y rendre par crainte des contrôles de police.

Ces jeunes migrants sont accueillis dans des locaux désaffectés de la fac de droit de Grenoble
Ces jeunes migrants sont accueillis dans des locaux désaffectés de la fac de droit de Grenoble © Radio France - Véronique Pueyo

Une soixantaine de migrants, originaires, en majorité, de l’Afrique sub-saharienne, vont passer Noël dans un endroit qu'on appelle le Patio,  des locaux désaffectés de la faculté de droit sur le Campus universitaire de Grenoble jusqu'à la rentrée de Janvier.

Le 4 décembre, avec l'aide d'associations, ils avaient fait une opération coup de poing et envahi un amphithéâtre pour dénoncer leur conditions de vie précaires. Face à cette situation, l'Université Grenoble Alpes, l'UGA, avait alors mis à leur disposition des bureaux chauffés de 120 mètres carrés mais voués à terme à la démolition, pour que les étudiants puissent suivre leurs cours normalement. Les migrants devaient quitter les lieux le 22 décembre, car l'UGA fermait ses portes pendant les vacances. 

Une vue de l'amphi, occupé le 4 décembre par les migrants
Une vue de l'amphi, occupé le 4 décembre par les migrants © Radio France - Véronique Pueyo

Mais les migrants, soutenus par plusieurs associations, lors d'une assemblée générale qui s'est tenue jeudi, ont refusé de partir et l'Université a finalement accepté, contrainte et forcée, qu'ils restent durant les vacances,  ne voulant pas avoir recours à la force publique. 

Un risque sanitaire existe

Pour Patrick Lévy, co-président de l'UGA, cette situation ne pourra pas durer au-delà des vacances de Noël : "On a agi ainsi par devoir de solidarité et d'humanité, mais on ne peut pas se substituer trop longtemps à la responsabilité de l'Etat. D'autre part, 60 personnes dans 120 mètres carrés, çà pose des problèmes sanitaires. Il n'y a pas de cuisine, pas de douche et des toilettes en nombre insuffisant."

Ils ont peur de la police et ne veulent pas quitter le Patio, car ils se sentent protégés -un militant associatif

La préfecture de l’Isère avait pourtant mis à leur disposition un gymnase, ouvert jour et nuit, mais les migrants ont refusé de s'y rendre par crainte des contrôles de police : "Ils ont peur d'être expulsés, car certains sont en situation irrégulière. Il y a peu d'étudiants parmi eux. Les autorités n'ont pas voulu s'engager par écrit "  explique un membre d'une association

L'UGA a fait appel a une société de sécurité pour surveiller que le nombre de personnes hébergées reste aux alentours d'une soixantaine. Il faut dire que dans le milieu de la rue on se repasse l'adresse de la fac de droit pour une nuit ou plus : "Il arrive qu'une famille vienne passer la nuit dans le Patio. Il faut rencontrer ces gens pour comprendre la détresse dans laquelle ils se trouvent" souligne Patrick Lévy, le co-président de l'UGA

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