Société

Notre-Dame-des-Landes : il faut "attendre que les recours soient jugés" estime Ségolène Royal

Par Mikaël Roparz, France Bleu Loire Océan jeudi 3 avril 2014 à 17:24

Opposants au projet d'aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes (images d'archives).

La nomination mercredi de Ségolène Royal au ministère de l'Ecologie, suscite de nombreuses réactions, notamment le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. A plusieurs reprises, elle avait appelé à "un moratoire". Jeudi à Poitiers, elle a indiqué qu'elle n'entendait pas modifier pour le moment ce qui a été décidé par le précédent gouvernement.

Il faut "attendre que tous les recours soient jugés avant de prendre une décision " a indiqué jeudi à Poitiers la nouvelle ministre de l'Ecologie. Hors de question, pour Ségolène Royal de modifier, pour l'instant, ce qui a été décidé par l'ancien gouvernement de Jean-Marc Ayrault. 

Ségolène Royal et l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : "attendre que les recours soient jugés"

Depuis sa nomination hier, nombreux sont ceux qui attendaient une position de la ministre. Les opposants à l'aéroport ont ressorti les prises de position de Ségolène Royal depuis plusieurs années. En 2011, elle avait appelé à "une nouvelle enquête d'utilité publique " sur le projet de futur aéroport près de Nantes. Elle avait évoqué la possibilité de "trouver un site moins nuisible et moins fragile " que celui de Notre-Dame-des-Landes. Cette position avait été saluée par plusieurs opposants au projet. En mai 2013, elle estimait que la construction de l'aéroport "sera très difficile à faire ".

Mercredi, les députés EELV, notamment François de Rugy et Barbara Pompili ont fait part de leurs "interrogations" sur la nouvelle ministre de l'Ecologie et confirmé qu'ils ne savaient pas encore s'ils voteront la confiance au gouvernement. "Sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Mme Royal était une des rares responsables socialistes à avoir pris position ouvertement pour un moratoire. Nous souhaitons savoir si elle confirme cette position au nom du gouvernement ", ont indiqué les députés verts.

  Françoise Verchère, conseillère régionale (PG) des Pays de Loire et présidente du Cedpa, collectif d'élus opposé à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avait déjà fait part lundi de sa "perplexité " après l'annonce du remaniement, espérant que Manuel Valls ne sera pas tenté "de montrer ses muscles " sur ce dossier.