Société

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal évoque un référendum local

Par Julie Guesdon, France Bleu lundi 9 mars 2015 à 10:55

Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et de l'Energie
Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et de l'Energie © MaxPPP

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a suggéré ce lundi d'avoir recours à un "référendum local" sur le projet contesté de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. En janvier dernier, François Hollande avait expliqué que le projet de Notre-Dame-des-Landes serait "lancé" une fois "les recours épuisés".

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a suggéré lundi l'organisation d'un référendum local sur le projet contesté d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Interrogée sur BFMTV à propos de sa réforme des procédures, la ministre a évoqué la possibilité pour les maîtres d'ouvrage de recourir à un référendum. Un dispositif qui, selon elle, pourrait même s'appliquer à Notre-Dame-des-Landes : "Pourquoi pas là aussi un référendum local au niveau départemental ?"

Début janvier, le président François Hollande avait annoncé que lorsque "les recours ser(aient) épuisés, le projet" d'aéroport à Notre-Dames-des-Landes, près de Nantes, serait "lancé" .

Une construction de l'aéroport dès mi-2015 ?

En décembre, le Premier ministre Manuel Valls avait plaidé pour la construction de l'aéroport après la mi-2015, une fois épuisés les recours. Une déclaration qui avait, semble-t-il, surpris Ségolène Royal, qui souligne que plusieurs recours sont toutefois engagés.

Lors de la Conférence environnementale fin novembre, François Hollande avait évoqué la possibilité de recourir à des référendums locaux lorsque des projets d'aménagement du territoire sont contestés. Une commission spéciale a été chargée de remettre d'ici fin mai des propositions pour favoriser la "démocratie participative ", qui doit permettre de mieux associer les citoyens aux projets d'aménagement afin d'éviter des blocages comme à Sivens (Tarn).

Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes fait l'objet depuis le début des années 2000 d'une intense bataille juridique menée par les opposants à sa construction, qui ont jusqu'à présent perdu toutes leurs actions en justice.