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Lutte contre les violences conjugales : "Il nous faut du renfort", alerte la Maison des Femmes de Saint-Denis

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Par , France Bleu Paris

Avec le confinement, les violences conjugales ont fortement augmenté. Invitée de France Bleu Paris ce mercredi 3 juin, la gynécologue et fondatrice de la Maison des Femmes à Saint-Denis, la Dr Ghada Hatem, lance un appel aux dons pour embaucher du personnel et venir en aide aux femmes.

Pendant le confinement, les plaintes pour violences conjugales ont augmenté de 36 % en France
Pendant le confinement, les plaintes pour violences conjugales ont augmenté de 36 % en France © Radio France - Philippe Thomain

Les violences conjugales ont explosé avec le confinement :  + 36 % de plaintes dans les commissariats pour violences conjugales

Invitée de France Bleu Paris ce mercredi 3 juin, la Docteur Ghada Hatem, gynécologue, fondatrice et médecin chef de la Maison des Femmes de St Denis lance un appel aux dons, pour embaucher du personnel face à l'urgence des femmes victimes de violences.

Une cagnotte pour embaucher une psychologue et une assistante sociale

"_Quand un homme est violent et n'a pas d'échappatoire, en raison du confinement, on imagine que les gestes de violence arrivent au domicile_. Même constat pour certains couples, qui tenaient un peu grâce à la distraction que peut offrir la vie à l'extérieur, avec le confinement ils se sont mis à aller de plus en plus mal. Les besoins d'accompagnement de ces victimes et de ces couples ont flambé", souligne la Dr Hatem. 

Une cagnotte a donc été lancée pour récolter 90.000 euros et recruter une assistante sociale et une psychologue : "On a besoin de ressources humaines, qui vont _aider ces femmes à comprendre ce qui leur arrive_. Car la prise de conscience est difficile, que ce n'est de pas de l'amour mais de l'emprise, une pathologie."

"Le pire est devant nous" pour les violences faites aux femmes

Même si les féminicides ont diminué par rapport à la même période l'année dernière, Ghada Hatem s'attend au pire avec le déconfinement : "Le pire est devant nous : le confinement a entretenu une atmosphère cotonneuse. On avait peur de l'extérieur, alors l'intérieur était peut-être un refuge. Pour l'heure, beaucoup de gens ne sont pas encore sortis. On commence à voir notre activité reprendre, notamment avec le besoin de mise à l'abri rapide des femmes parties brutalement, parce que trop c'était trop". 

"Beaucoup de grosses hors délai" pour les IVG

Autre sujet sur lequel la Maison des femmes se mobilise : les interruptions volontaires de grossesse (IVG). Un délai de douze semaines compromis, en raison de la crise du coronavirus : "Avec le confinement, les femmes qui sont sous emprise ne pouvaient pas sortir facilement. On ajoute la crainte du gendarme, de devoir justifier sa sortie. Et on peut se sentir un peu honteuse : on se dit que les soignants s'occupent de mourants avec le covid, et moi j'arrive avec ma grossesse non désirée. Les femmes ne sont pas beaucoup venues, _nous avons encore plus qu'avant de grossesses hors délai_. On a expliqué ça au gouvernement qui nous a dit qu'il ne voyait pas le lien avec l'état d'urgence sanitaire", dénonce Ghada Hatem.

La Docteur Ghada Hatem, gynécologue et fondatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis, invitée de France Bleu Paris ce mercredi 3 juin

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