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Société

"Nous vivons un enfer" : le ras-le-bol des infirmières de l'hôpital psychiatrique de Cadillac

dimanche 14 janvier 2018 à 19:06 - Mis à jour le mercredi 17 janvier 2018 à 19:02 Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde

La CGT tire la sonnette d'alarme suite à des incidents à répétition depuis quelques mois. La réorganisation de l'hôpital a du mal à passer parmi les 1.300 agents de l'établissement. Patients et soignants seraient en danger.

Hôpital de Cadillac
Hôpital de Cadillac - google view

Cadillac, France

Il y a comme un malaise à l'hôpital psychiatrique de Cadillac. Depuis plusieurs mois le personnel soignant se plaint de la dégradation de ses conditions de travail. "Face au manque de moyens humains les situations de violence se multiplient", explique la CGT. Le syndicat pointe une réorganisation des services réalisée sans moyens financiers. En ce début d'année 2018, le personnel et les patients seraient carrément en danger.

Il y a tout juste un an, l'hôpital psychiatrique a été totalement réorganisé

Les patients qui viennent de leur plein gré sont désormais soignés d'un côté, les autres, contraints par la force, sont hospitalisés dans des unités fermés. Depuis la mise en place de ce nouveau système, les violences seraient en augmentation (30 % de signalements en plus selon la CGT). 

Certaines infirmières disent vivre un enfer. C'est le cas de Mireille, qui préfère conserver l'anonymat : "Nous sommes trois infirmières pour 850 patients. C'est impossible de faire du bon travail. Nous sommes en danger et nos patients aussi."

Les gens ne sont plus soignés correctement et tous les agents sont en souffrance au travail.

Le 24 décembre dernier, un événement a mis le feu aux poudres. Un patient en pleine crise en devenu violent. Les trois agents en charge de son unité de soin ce soir là ont dû se réfugier à l'extérieur du bâtiment et attendre les renforts. 

C'est une situation tendue qui nécessite des ajustements reconnait Raphael Bouchard, directeur de l'hôpital psychiatrique de Cadillac : "Nous avons demandé à l'ARS des crédits supplémentaires pour renforcer nos équipes, notamment la nuit.  Nous menons également une réflexion plus large sur l'organisation des soins pour les patients. "Nous n'avons en aucun cas réduit les effectifs mais il y a des choses à améliorer" explique la direction.

Une réorganisation qui date du 1er janvier 2017