Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

#Noustoutes : journée de mobilisation dans une cinquantaine de villes pour dénoncer les violences sexistes

vendredi 23 novembre 2018 à 16:41 - Mis à jour le samedi 24 novembre 2018 à 9:10 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Des milliers de personnes sont attendues ce samedi dans une cinquantaine de villes en France pour dire "stop" aux violences contre les femmes. Un collectif citoyen est à l'origine de cet événement, soutenu par des célébrités, plus de 400 femmes journalistes et une centaine de syndicalistes.

Une première manifestation a déjà eu lieu le 29 septembre dernier, à Paris.
Une première manifestation a déjà eu lieu le 29 septembre dernier, à Paris. © Maxppp -

Provoquer une "déferlante féministe" à travers le pays : c'est l'objectif de l'appel lancé par un mouvement citoyen dont le mot d'ordre est #Noustoutes. Plusieurs défilés sont organisés ce samedi dans un cinquantaine de villes en France, à la veille de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes.

"Les violences contre les femmes sont systémiques"

Plus de 400 femmes journalistes et une centaine de syndicalistes sont venus soutenir ce mouvement, vendredi, via la publication de tribunes dans la presse. Dans un texte publié par franceinfo, des journalistes rappellent que depuis l'éclosion du phénomène #MeToo il y a un an, "une partie de la presse française s'est mobilisée" avec "de nombreux témoignages, reportages, enquêtes" qui ont "contribué à faire la lumière sur les violences que subissent les femmes au quotidien dans la culture, le sport, les grandes écoles, au bureau ou à l'usine".

"Il n'est plus possible d'ignorer que les violences contre les femmes ne sont pas des faits divers isolés, des histoires insolites que l'on tourne en dérision dans un titre", ajoutent-elles. "Les violences contre les femmes sont systémiques et doivent être traitées comme telles dans nos journaux, sur nos sites d'information et sur nos antennes", écrivent-elles. Mais le monde des médias n'est pas épargné par ces violences, soulignent les signataires, qui disent avoir "toutes des histoires à raconter", d'autant qu'au sein des rédactions, "le pouvoir est encore très  largement majoritairement masculin".

Dans une autre tribune, publiée vendredi par Le Monde, une centaine de syndicalistes, femmes et hommes, indiquent qu'ils participeront  également à la mobilisation de samedi, "partout en France". "Nous marcherons pour exiger des règles strictes dans les entreprises afin de  protéger les femmes de ces violences, et la mise en place de moyens de prévention et de contrôle", écrivent Laurent Berger (CFDT), Philippe  Martinez (CGT), Bernadette Groison (FSU), Cécile Gondard (Solidaires), François Hommeril (CFE-CGC) ou encore Philippe Louis (CFTC).

Une mobilisation le même jour que les gilets jaunes

Ces défilés pourraient toutefois être concurrencés par des rassemblements de "gilets jaunes", qui ont également appelé à une mobilisation nationale samedi. Plusieurs militantes féministes, inquiètes des répercussions et de possibles blocages, ont d'ailleurs demandé sur les réseaux sociaux aux "gilets jaunes" de reporter leur mobilisation, ou au moins de garantir l'accès aux lieux des manifestations contre les violences.

L'année précédente, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit environ une tous les trois jours. En outre, plus de 250 femmes sont violées chaque jour en France, et une sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail.

Les manifestations prévues dans toute la France