Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Confinement : un "sentiment de gâchis" pour les commerçants, enseignants et soignants du Limousin

-
Par , France Bleu Limousin

Après l'annonce de l'extension des mesures de confinement jusqu'ici réservées à 19 départements à toute la France, les réactions sont nombreuses en Limousin, partagées entre le soulagement et la colère devant la gestion de l'épidémie.

150 000 commerces vont fermer leurs portes pour ce nouveau confinement (Illustration)
150 000 commerces vont fermer leurs portes pour ce nouveau confinement (Illustration) © Maxppp - Bruno Levesque

C'est une des mesures les plus fortes annoncées par le président de la République Emmanuel Macron hier, les établissements scolaires fermés dès ce vendredi, pour une semaine de cours à distance puis deux semaines de vacances, et des élèves de collèges et lycées qui ne retrouveront les bancs de l'école que début mai. 

Des alertes depuis plusieurs semaines dans les établissements scolaires

Une annonce qui agace Clément Vernedal, représentant du SNES FSU au lycée Edmond Perrier de Tulle et invité de France Bleu Limousin. Dans cet établissement, les enseignants avaient tiré la sonnette d'alarme après plusieurs dizaines de cas positifs au Covid depuis fin février. 

Clément Vernedal, représentant du Snes-FSU au Lycée Edmond Perrier à Tulle

Pourtant rien n'a été anticipé, dénonce Clément Vernedal : "On a vraiment un sentiment de gâchis. La fermeture des écoles, il aurait fallu l'empêcher, il aurait fallu l'éviter. C'est une décision qui arrive tard, on a un ministre qui est dans le déni complet, alors que nous on avait des propositions qui n'ont pas été entendues."

La colère des commerçants

Même colère chez les commerçants : avec le confinement, c'est le retour de la liste des commerces non-essentiels, 150.000 d'entre eux qui vont devoir fermer leurs portes, même si la liste des commerces autorisés à rester ouverts a été étendue par rapport aux précédents confinements.

Pour Jean-François Pailloux, président de l'association de commerçants Pignon sur Rue 87 ce confinement aurait dû intervenir bien plus tôt, dans l'hiver. "Au lieu de prendre de vraies mesures à une période où on avait le froid, où il y avait mois de circulation, où c'était moins impactant pour les commerçants, aujourd'hui  on ferme les commerces à un moment où la chaleur est là. Les gens ont envie de sortir et ont envie de se faire du bien donc c'est à la mauvaise période". 

Et les commerçants vont une nouvelle fois se retrouver avec des stocks sur les bras. Ce qu'il aurait souhaité ? "De grosses mesures très fermes, très respectées et très courtes dans le temps plutôt que des mesures où on ne sait pas où on va".

L'épuisement des soignants

Les prochains jours vont être particulièrement cruciaux pour l'évolution de la situation sanitaire. Le ministre de la Santé Olivier Véran estime que le pic épidémique, à partir duquel le nombre de malades redescend, devrait, "si tout se passe bien", être atteint d'ici 7 à 10 jours, à la fin du mois dans les services de réanimation. Plus de 10 000 lits supplémentaires vont être ouverts dans ces services dans les prochains jours.

"Depuis un an, nos professionnels de santé sont au rendez-vous dans les hôpitaux, les Ehpad, dans le medico-social, le social, réagit Fabienne Deconchat, secrétaire de la CFDT santé social en Haute-Vienne, sur France Bleu Limousin. Tout le monde est sur le pont. Il faut noter de l'épuisement, partout, dans tous les domaines."

On me parle aujourd'hui de réserve médicale, je ne sais pas où elle est - Fabienne Deconchat de la CFDT santé-social 

Fabienne Deconchat craint également les conséquences à long terme de cette crise, entre le découragement des soignants, nombreux à quitter le métier et les reports d'opérations non vitales mais qui peuvent compliquer la vie des malades. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess