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Société

Futur contrôle technique: le nombre de contre-visites risque d'augmenter en mai 2018

jeudi 9 novembre 2017 à 18:16 Par Camille André, France Bleu Maine

C'est une réforme qui inquiète déjà les automobilistes sarthois. Le 20 mai 2018 le contrôle technique va être réformé: certaines défaillances qui n'étaient pas sanctionnées jusque-là nécessiteront une contre-visite. Une liste de défauts "critiques" a aussi été établie.

A partir du 20 mai prochain, le contrôle technique promet d'être plus dur et plus sévère.
A partir du 20 mai prochain, le contrôle technique promet d'être plus dur et plus sévère. © Radio France - Camille André

Coulaines, France

A partir du 20 mai 2018, le contrôle technique automobile sera plus sévère et plus coûteux. Une directive européenne signée en avril 2014 entre en vigueur afin de mettre en place un examen commun entre la France et les autres pays européens. 606 points seront dorénavant contrôlés. Une nouvelle catégorie fait également son apparition : la défaillance critique. Le contrevenant n'aura que 24 heures pour effectuer la réparation.

Au contrôle technique Autosur de Coulaines, le gérant, Bernard Cléradin s'emploie à rassurer ses clients depuis quelques jours: "Il y aura très peu de contre-visites critiques", assure-t-il.

Il faut rassurer les automobilistes, les cas de défaillances critiques sont assez rares

"Ça concernera par exemple des pneus complètement lisses ou un véhicule qui n'a plus de frein suite à un incident mécanique comme la rupture d'un flexible de frein. Là la voiture ne pourra pas circuler car elle est dangereuse." D'autres types de défauts pourraient être concernés, comme la déformation importante d'un élément du châssis, l'absence de liquide de frein ou l'usure excessive des plaquettes. Bernard Cléradin précise d'ailleurs pour appuyer sa démonstration que son centre contrôle généralement 20 à 30 voitures par jour et que depuis le début de la semaine, il n'a repéré aucun cas de défaillance critique.

Néanmoins lorsqu'un véhicule sera déclaré en défaillance critique, l'automobiliste ne pourra rouler que 24 heures. Au delà, il sera passible d'une amende de 135 euros. Il devra donc rapidement déposer sa voiture au garage (qui pourra vraisemblablement lui prêter un véhicule de courtoisie). Le conducteur devra ensuite repasser une contre-visite sous deux mois.

Les voyants qui s'allument : nouveau motif de contre-visite

Autre changement notoire: le nombre de points de contrôle augmente fortement. Avec le système actuel, les professionnels vérifient 124 éléments. En mai 2018, ils auront 606 points de contrôles. "Mais il ne faut pas prêter trop attention à ces chiffres", d'après Bernard Cléradin qui assure que "certaines opérations se recoupent". Il reconnait néanmoins que des défaillances qui jusque-là n'étaient pas sanctionnées nécessiteront une contre-visite. "Notamment les voyants ABS, airbag etc". S'ils s'allument, ce sera un motif suffisant pour recaler une voiture.

Hausse des prix et hausse du nombre de contre-visites attendues

"Il ne faut plaisanter avec la sécurité", tranche Roger Crétois, un Sargéen qui passait justement une contre-visite jeudi 9 novembre. Le retraité craint néanmoins le coût de cette réforme: "Ce n'est déjà pas donné" estime-t-il. Pourtant à partir du 20 mai, le prix devrait encore augmenter puisque les contrôleurs techniques devront passer plus de temps à examiner chaque voiture. Le groupe SGS, leader du contrôle technique en France avec ses réseaux Sécuritest et Autosécurité expliquait dans les pages de Pro l'argus qu'il pariait "sur une augmentation de prix de l'ordre de 15 à 20%".

"Ce qui est certain, renchérit Bernard Cléradin, c'est qu'aujourd'hui, autour du Mans, la contre-visite est très souvent offerte. Demain, avec le nouveau contrôle on ne pourra plus la faire gratuitement car il faudra refaire l'ensemble du point. Ça nous prendra beaucoup plus de temps". Une contre-visite coûte généralement une dizaine d'euros.

Par ailleurs le nombre de contre-visites risque également d'augmenter avec cette réforme. Actuellement au niveau national 18% des voitures sont recalées lors de leur premier passage au contrôle technique.