Société

Nouvel an 2016 : malgré les restrictions, les pétards ont bien explosé place Kléber à Strasbourg

Par Olivia Cohen, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu vendredi 1 janvier 2016 à 8:04

1150 hommes et femmes ont été mobilisés dans le Bas-Rhin pour la Saint-Sylvestre
1150 hommes et femmes ont été mobilisés dans le Bas-Rhin pour la Saint-Sylvestre © Radio France - Olivia Cohen

Les Alsaciens ont célébré la nouvelle année 2016 en faisant exploser pétards et autres feux d'artifice, place Kléber, à Strasbourg, malgré les interdictions de la préfecture et sous le nez des forces de l'ordre

En raison de l'état d'urgence, la préfecture du Bas-Rhin interdit depuis le 16 décembre dernier de faire exploser des pétards à proximité d'un grand rassemblement de personnes. Le but ? Sécuritaire, pour éviter les mouvements de panique et les accidents.

Mais les Alsaciens ne l'entendent pas de cette oreille. Vers minuit, place Kléber, à Strasbourg, les pétards ont sifflé, en cette nuit de la Saint-Sylvestre, au nez et à la barbe des forces de l'ordre. En tout, quelque cinquante pompiers, gendarmes et policiers encadraient la place Kléber. Le préfet du Bas-Rhin, Stéphane Fratacci, était présent. Bilan de la situation :

D'après les habitués parmi les forces de l'ordre, l'année dernière, il y avait moins de monde et plus de pétards ! Donc aujourd'hui, nous sommes satisfaits, l'ambiance est restée bon enfant.

Joseph Muller, coordinateur de la police de Strasbourg, renchérit : "Tout s'est bien passé. Quand on confisquait les pétards des gens, ils se montraient compréhensifs et les mettaient de leur propre chef à la poubelle... Il n'y a pas eu de soucis."

Mais... Beaucoup de pétards sont passés entre les mailles du filet...

...Notamment, ceux de Sophie et ses amis. Pour la jeune étudiante, respecter la tradition et braver l'interdit, ça allait de soi, comme un devoir civique : "Plus on interdit, plus c'est triste, non ?"

Derrière elle, Clémence trinque à la liberté : "À ceux qui voudraient nous intimider, nous faire peur, ou nous faire changer, nous, on continuera d'allumer des pétards ! Bonne année à tous !"

En off, un homme en uniforme le reconnaît d'un hochement de tête : cette année, le nouvel an, place Kléber, c'était quand même un peu le bazar...

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