Société

Nouvelle arrivée à Nîmes de migrants en provenance de Calais

Par Sylvie Charbonnier, France Bleu Gard Lozère mardi 27 octobre 2015 à 18:30

Les migrants de Calais à Garons
Les migrants de Calais à Garons © Radio France - sylvie charbonnier

Une nouvelle arrivée de migrants, à Nîmes, ce mardi. 46 hommes emmenés de la jungle de Calais et conduits au centre de rétention administrative de Nîmes. La semaine dernière, le même nombre de migrants sont déjà arrivés, dans les mêmes conditions. Mis à part trois, tous sont repartis à Calais.

Comme la semaine dernière, ce sont donc 46 migrants de Calais, qui sont arrivés à Nîmes, directement conduits en centre de rétention administrative. En début d'après midi, 22 ont atterri à l'aéroport de Nîmes-Garons, en fin d'après-midi, 24 autres sont arrivés à Montpellier avant d'être eux aussi, accompagnés au centre de rétention de Nîmes. Sur les 46, arrivés la semaine dernière, tous, sauf trois, toujours en rétention, tous sont repartis, une fois libérés, en direction de Calais.

Des hommes desorientés

Ils viennent, pour la plupart, d'Iran et de Syrie, mais aussi d'Erythrée, d'Irak, du Pakistan ou d'Afghanistan. Des hommes qui ne comprennent pas vraiment ce qui leur arrive. Certains pensent qu'on leur a fait prendre l'avion pour les conduire en Angleterre, où ils tentent désespérément de passer depuis plusieurs mois. La plupart d'entre eux  ne comprend pas un mot de français et ne bénéficie pas toujours d'un interprète. Il n'y a que les Afghans qui ont quelqu'un pour les traduire : un ancien migrant arrivé à Nîmes en 2009, lors d'un précédent désengorgement de Calais. 

Un périple administratif coûteux

Ces 46 hommes, tout comme ceux qui les ont précédés, la semaine dernière, vont se retrouver devant des avocats, des juges, dans des salles d'audience, avant d'être relâchés et de repartir, à leur point de départ, à Calais. Les associations, comme la Cimade, dénoncent des périples aussi inutiles que coûteux, dont le but est de désengorger la jungle de Calais, actuellement sous le feu médiatique, ce que dit l'avocate des migrants, maître Chabert Masson.

maître Chabert-Masson