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VIDÉOS - Sécurité globale : 133.000 manifestants en France selon l'Intérieur, 500.000 pour les organisateurs

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

De nombreux rassemblements étaient organisés en France ce samedi contre la loi "sécurité globale". 133.000 manifestants ont défilé dans de nombreuses villes, selon le gouvernement. Des tensions ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre à Paris, mais aussi à Rennes, Lyon et Strasbourg.

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la loi "sécurité globale" (ici à Paris).
Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la loi "sécurité globale" (ici à Paris). © AFP - JULIEN HELAINE / HANS LUCAS

Des rassemblements ont été organisés en France ce samedi contre la loi "sécurité globale". Le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 133.000 manifestants, les organisateurs 500.000. Ils ont réclamé l'abandon du texte, qu'ils jugent attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit". L'opposition à la proposition de loi est exacerbée par une série d'affaires de violences policières, notamment le passage à tabac d'un producteur de musique noir par des policiers à Paris il y a une semaine.

Les critiques visent en particulier l'article 24 de la loi, qui pénalise la diffusion malveillante d'images de forces de l'ordre. Malgré son adoption en première lecture par l'Assemblée nationale, la polémique était telle que Matignon s'est résolu à annoncer une nouvelle réécriture du texte par une "commission" indépendante. Avant de rétropédaler face à l'ire des parlementaires et de la majorité, à qui Jean Castex a dû assurer qu'ils auraient le dernier mot.

46.000 manifestants à Paris, des heurts 

La "marche des libertés" est partie peu avant 15h de la place de la République, direction celle de la Bastille, à l'appel du collectif "Stop ! Loi sécurité globale". Il rassemble des syndicats de journalistes, des ONG, l'association de la presse judiciaire, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et d'autres associations. Ils réclament le retrait de la proposition de loi des articles 21, 22, et 24

46.000 manifestants étaient présents selon le ministère de l'Intérieur. Des heurts ont éclaté un peu avant 16h en marge du défilé, des barricades ont été dressées, des projectiles lancés sur les forces de l'ordre. Des journalistes sur place ont observé plusieurs départs de feu sur du mobilier urbain. Des magasins ont également été pris pour cible.

A l'autre bout de la manifestation, la place de la République restait alors noire de monde mais dans une ambiance très calme, avec de la musique.

Une fois le cortège arrivé place de la Bastille, la situation s'est à nouveau tendue. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. Selon la préfecture de police de Paris, un incendie s'est déclaré dans une brasserie. Les pompiers sont également intervenus dans un bâtiment de la Banque de France.

La manifestation à Paris a été autorisée vendredi par la justice. La Préfecture de police avait décidé de l'interdire pour éviter la propagation du coronavirus. La préfecture de police avait préconisé un rassemblement plutôt qu'un défilé. Décision suspendue par le tribunal administratif.

Des "violences inacceptables" selon Gérald Darmanin

La préfecture de police a fait état, à 19h45, de 46 interpellations. Le ministre de l'Intérieur a réagi ce samedi soir en dénonçant des "violences inacceptables". Gérald Darmanin souligne qu'au moins 37 policiers et gendarmes ont été blessés.

Des rassemblements dans toute la France

Outre Paris, d'autres manifestations se sont tenues ou vont se tenir en France, dans plus de 70 villes. Ce samedi après-midi, 2.000 personnes ont participé à un rassemblement à Chambéry, un millier à Lille. Plusieurs milliers de manifestants sont également réunis à Marseille.

A Lyon, selon nos confrères du Progrès, des milliers de personnes ont défilé. Des tensions ont éclaté en fin de manifestation. Même chose à Strasbourg, où les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. 

A Avignon, un millier de retraités, enseignants, syndicalistes ou encore infirmiers ont défilé dans les rues de la ville. A Tours, la préfecture d'Indre-et-Loire a dénombré 3.800 participants.

Dans la matinée, un millier d'opposants à la loi ont défilé à Clermont-Ferrand. Au sein de la foule, beaucoup ont été motivés par la diffusion de la vidéo du tabassage d'un producteur de musique à Paris

Plusieurs milliers de manifestants se sont également rassemblés à Montpellier. "Plus de flics que de médecins, sens des priorités", "Démocratie floutée", pouvait-on lire sur les pancartes brandies. Mobilisation également à Guéret ou encore à Périgueux et à Mont-de-Marsan.

A Rennes, ils étaient 4.000 à défiler dans les rues. En fin de manifestation, des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre, qui ont lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

A Limoges, ils étaient près d'un millier à défiler dans la matinée. Pour un retraité rencontré dans la manifestation, le droit à l'information et de filmer est essentiel pour lui : "Sans le droit de filmer et de diffuser des images de policiers, nous n'aurions jamais connu les affaires Benalla et aujourd'hui Michel." 

Les manifestants étaient également nombreux à Grenoble, environ un millier de personnes ont en effet défilé dans les rues ce samedi.

Des premiers rassemblements ont déjà eu lieu ce vendredi, notamment 4.000 personnes à Toulouse ou encore à Nantes. Déjà, la semaine dernière, des milliers de personnes avaient défilé en France

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