Société

Nouvelle loi sur la fin de vie : l'ADMD continue de militer

Par Kathleen Comte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) dimanche 25 septembre 2016 à 11:14

Jean-Luc Roméro tenait une réunion publique samedi à Rouen sur le droit de mourir dans la dignité.
Jean-Luc Roméro tenait une réunion publique samedi à Rouen sur le droit de mourir dans la dignité. - Kathleen Comte

Samedi à Rouen, Jean-Luc Roméro - président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) - tenait une réunion publique. Il est revenu sur les échecs de la nouvelle loi Leonetti et a rappelé sa volonté de créer une loi qui place le patient au centre du débat.

Ils étaient environ 150, samedi, à faire le déplacement à Rouen pour venir écouter Jean-Luc Roméro. Le président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a tenu une réunion publique dans laquelle il est revenu sur les échecs de la troisième loi Leonetti qui légifère sur la fin de vie.

Parmi les points à revoir : les soins palliatifs trop inégalement administrés. D'après Jean-Luc Roméro : "80% des gens qui en ont besoin n'y ont pas accès." Mais aussi l'acharnement thérapeutique : "50% des chimiothérapie sont faites dans les 15 derniers jours de la vie." Ou encore l'échec des directives anticipées : "Seuls 2,5% des mourants ont écrit leurs directives anticipées. Pourtant tout le monde sait qu'il est possible de faire un testament pour les bien matériels. Mais dès qu'il s'agit de son propre corps..."

Jean-Luc Roméro a rappelé la volonté de l'association et de ses adhérents de créer une nouvelle loi qui place le patient au centre du débat et qui autorise l'euthanasie lorsque c'est nécessaire et souhaité : "A quelques mois des élections présidentielle et législative c'est maintenant qu'il faut agir."

A la sortie, Ginette, 84 ans, adhérente depuis 14 ans, a trouvé la réunion intéressante : "Je m'approche du moment où c'est important la fin de vie [...] J'espère qu'on me donnera l'accès à la fin de vie quand je le souhaiterai, sans soins palliatifs." Marcel, 84 ans est adhérent depuis 1973. Dans ses mains, le dernier livre de Jean-Luc Roméro : "Je pense que c'est important de se battre pour qu'on puisse choisir sa mort."

D'après un sondage Ifop, en 2015, près de 9 Français sur 10 se disaient favorables à l'euthanasie.