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Société

Nouvelle manifestation de soutien pour une lycéenne géorgienne menacée d'expulsion à Dijon

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Par , , France Bleu Bourgogne

A quelques jours de la rentrée des classes, le 2 septembre prochain, le collectif de soutien aux demandeurs d'asile et aux migrants de Côte-d'Or se mobilise pour Gvantsa. Cette jeune Géorgienne est actuellement au centre de rétention de Metz, avec obligation de quitter le territoire Français.

Le comité de soutien à Gvantsa réuni devant la maison des associations de Dijon
Le comité de soutien à Gvantsa réuni devant la maison des associations de Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Dijon, France

Gvantsa, est une jeune fille de 19 ans, originaire de Géorgie. Elle est arrivée en France en mars 2017. Son père, marié à une Française, possède un titre de séjour et un travail en CDI. Mais Gvantsa, qui doit intégrer une Terminale L au lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon, a vu, pour sa part, toutes ses demandes rejetées. Samedi dernier, elle a été conduite en centre de rétention à Metz. Sous le coup d'une "Obligation de quitter le territoire français", elle peut être expulsée à tout moment.   

Une prof profondément émue 

Véronique Strassel est prof de Français / Lettres - Radio France
Véronique Strassel est prof de Français / Lettres © Radio France - Thomas Nougaillon

Véronique Strassel enseigne le Français et les Lettres modernes au Lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon. Gvantsa a été son élève dans une unité pédagogique qui accueille les migrants avant qu'elle ne soit réorientée en première normale. 

"Tout cela était fait sans discernement" - Véronique Strassel

Elle est très touchée et c'est au bord des larmes qu'elle explique que "Gvantsa est une toute jeune fille qui vit la quelque chose d'une violence que je ne peux pas admettre". Cela a quelque chose d'absurde comme si tout cela était fait sans discernement". L'enseignante comprend encore moins cette décision car elle ajoute que c'est une jeune fille brillante, qui a soif d'apprendre et qui a son père et un petit ami ici.     

Une camarade choquée

Lily Redoutey était en classe avec Gvantsa - Radio France
Lily Redoutey était en classe avec Gvantsa © Radio France - Thomas Nougaillon

Lily Redoutey, était en classe avec Gvantsa. Elle ne veut pas qu'il y ait une chaise vide à la rentrée. 

"Il faut qu'elle revienne" - Lily Redoutey

La jeune fille explique qu'"elle a parfaitement sa place ici, en tant que Française, citoyenne, en tant que camarade et amie. "Elle se donne un malin plaisir à travailler, à lire et demander de l'aide pour bien s'exprimer à l'oral. Elle a commencé son baccalauréat et a décroché un 19/20 en français. Elle mérite au moins de terminer sa scolarité pour avoir un bagage en main, avoir un travail et devenir une femme Française. C'est pour ça qu'il faut qu'elle revienne."   

Les soutiens de Gvantsa demandent la régularisation de sa situation pour qu'elle puisse retrouver sa famille et faire sa rentrée scolaire comme prévu. Ils se retrouveront jeudi à 17h devant la préfecture de Côte-d'Or. Ils veulent être reçus par le Préfet pour l'inciter à revenir sur sa décision. 

La pétition "free Gvantsa" mise en ligne samedi dernier sur le site change.org avait recueilli 2 000 signatures ce mardi vers 13h30. Les soutiens de la jeune fille se mobilisent sous ce même #freeGvantsa sur Twitter et sur Instagram.  

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