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Nouvelle mobilisation contre la loi "Sécurité globale" : les manifestants venus nombreux à Orléans

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Par , France Bleu Orléans

Ce samedi, 2.500 personnes ont manifesté, selon le décompte de la CGT. Dans le cortège, syndicats, partis de gauche et associations. Un rassemblement pour une multitude de revendications sociales et économiques, et en premier lieu, la contestation de la loi sur la "Sécurité globale".

Le cortège a quitté le parvis de la cathédrale pour rejoindre la place De Gaulle
Le cortège a quitté le parvis de la cathédrale pour rejoindre la place De Gaulle © Radio France - Cécile Da Costa

Le parvis de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans s'est rapidement rempli ce samedi, dès 14h30. Au rythme des sonos, syndicats, partis politiques de gauche et associations se sont réunis dans un cortège, en direction de la place De Gaulle. Au total, 2.500 personnes sont descendues dans la rue, selon la CGT. 

En ce 5 décembre, journée annuelle de lutte contre le chômage et la précarité pour les syndicats, plusieurs revendications s'entre-mêlent : gestion et conséquences de la crise sanitaire, politique sociale du gouvernement, urgence climatique... Mais ce samedi, c'est aussi et surtout la proposition de loi sur la "sécurité globale" que des manifestants de tous âges contestent. 

Une mobilisation dans la durée

"Au-delà de l'article 24, c'est le retrait total de cette loi qu'on réclame", explique Pascal Sudre, secrétaire général de l'union locale des syndicats CGT d'Orléans. Comme de nombreux manifestants, il estime que la réécriture de l'article 24, qui vise à encadrer la diffusion d'images de policiers, "c'est insuffisant"

Après les annonces faites par le gouvernement, l'inquiétude et la colère ne désemplissent donc pas. "Avec les autres syndicats, on a la ferme intention de se revoir pour dès lundi pour organiser d'autres mobilisations dans la durée". 

Adélie a l'habitude de manifester, et ces dernières années, elle s'inquiète de l'augmentation des violences lors des mobilisations. "On a vu vraiment le climat changer, on a vu qu'il a eu de plus en plus de répression vis-à-vis de manifestants pacifiques en utilisant des méthodes comme la nasse, ou l'utilisation de drones", raconte-t-elle. Pour elle, "cette loi vient entériner ces méthodes, et représente un véritable danger"

Beaucoup de jeunes, comme Adélie, étaient présents
Beaucoup de jeunes, comme Adélie, étaient présents © Radio France - Cécile Da Costa

Dans le cortège aussi, beaucoup de jeunes. Sauvane, Théo et Suzanne ont entre 15 et 17 ans. Ils étaient déjà venus manifester la semaine dernière et comptent bien continuer. "Si beaucoup de gens se réunissent, ça pourrait faire réaliser qu'une grande partie de la population n'est pas d'accord avec cette loi de Sécurité globale et que c'est juste un pas de plus vers la suppression des libertés", espère Sauvane. 

Au pied de la cathédrale, Christian Chandellier et Monica Jornet agitent leurs drapeaux de la Fédération Anarchiste. Lui, craint que cette loi mène à une "escalade des lois liberticides". "Ne pas pouvoir filmer la police librement, en tant que citoyen, ça veut dire qu'ils ont quelque chose à cacher", ajoute Monica Jornet. 

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