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Les noyades en piscines privées, "un drame évitable", selon Laurence Pérouème de l'association Sauve-Qui-Veut

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Par , France Bleu Occitanie

Les risques de noyade sont à la hausse en cette première semaine d'été. En deux jours, deux adolescents de 12 et 17 ans sont morts noyés en Aveyron et dans le Tarn-et-Garonne. Avec les fortes chaleurs et le déconfinement, l'heure est à la prévention des risques.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Aurélie Lagain

Avec l'arrivée de l'été, les fortes chaleurs et le déconfinement, les risques de noyades se multiplient en France. En Occitanie, ces derniers jours, deux adolescents sont morts : une fille de 12 ans dans une piscine privée dans le Tarn-et-Garonne le mardi 24 juin et un jeune homme de 17 ans le lendemain dans un lac de l'Aveyron. 

Face aux risques, la prévention est de mise en ce début d'été. Laurence Pérouème est la présidente de l'association Sauve-qui-Veut, engagée pour prévention de la noyade chez les jeunes enfants et l'aide aux familles confrontées à ce drame. Elle alerte sur le danger que représentent les piscines privées pour les jeunes enfants.

Des noyades "évitables" selon Laurence Pérouème : "Il faut déjà comprendre comment l'accident se produit. Même si des adultes surveillent, il y a toujours une faille dans leur vigilance, car il est impossible de rester en alerte 24 heures sur 24. Le jeune enfant est curieux, aventureux, et n'a pas conscience du danger de l'eau. Un instant d'inattention peut être fatal".

L'association, créée en 1999 par Laurence Pérouème après la noyade de son fils de 16 mois dans une piscine non protégée en 1996, a œuvré à la mise en place de la loi votée en 2003 sur la protection des piscines : depuis la mise en application de ce texte, les piscines enterrées non closes privatives doivent être pourvues d'un dispositif de sécurité normalisé pour prévenir le risque de noyade. Les piscines des particuliers doivent donc être équipées d'une barrière, d'un dôme ou d'une alarme, a minima.

RÉÉCOUTEZ - Laurence Pérouème sur France Bleu Occitanie

"C'est une loi qui sert à protéger les enfants", explique Laurence Pérouème, "mais il y a encore des insuffisances. L'alarme par exemple, n'est qu'un dispositif complémentaire, car jamais elle ne pourra empêcher un enfant de tomber dans l'eau".

"Malheureusement, il n'y a pas de contrôles et pas de sanctions." — Laurence Pérouème

Mais nombreux sont les particuliers qui dérogent à cette loi, avec des piscines non protégées. "Malheureusement, il n'y a pas de contrôles et pas de sanctions. Et c'est dramatique, parce que ce sont des accidents qui arrivent chaque année dans les piscines privées alors qu'ils pourraient être évités", explique Laurence Pérouème.

L'apprentissage de la nage est aussi un facteur important pour réduire les risques de noyade. L'année dernière, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a lancé un plan d'envergure pour généraliser les cours de natation dès la maternelle. Une décision prise à la suite d'un rapport alarmant de Santé Publique France, paru en 2019, et qui indiquait un bond considérable des noyades entre 2015 et 2018.

Dans ce rapport, l'Occitanie, avec 52 décès en 2018, était décrite comme la deuxième région de France la plus touchée par ces accidents.

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