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Société

Nuisances de la LGV Paris Bretagne : une expertise demandée par le gouvernement

vendredi 8 juin 2018 à 16:43 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine et France Bleu

Les résultats des études acoustiques de la LGV Paris Bretagne ont été dévoilés ce vendredi matin aux riverains de la ligne, à la Préfecture du Mans. Ils correspondent au cahier des charges d'Eiffage et de la SNCF. Mais le gouvernement a mandaté des experts pour évaluer les nuisances sonores.

Le Gouvernement a mandaté des experts pour évaluer les nuisances de la LGV.
Le Gouvernement a mandaté des experts pour évaluer les nuisances de la LGV. © Maxppp - Jean-François FREY/PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Sarthe, France

Les études acoustiques réalisées aux abords de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Paris Rennes ont été dévoilées ce vendredi matin, lors d'une réunion en Préfecture du Mans. Et sans surprise pour les riverains, les mesures sont conformes au cahier des charges d'Eiffage et de la SNCF : sur les 141 points de la ligne testés, dont 60 en Sarthe, un seul dépasse le seuil réglementaire (en dehors du département).

Depuis l'entrée en service de la ligne, les riverains se plaignent des nuisances liées au passage des trains, et contestent le mode de mesure des études : un lissage sur toute la journée, alors qu'ils dénoncent les pics sonores, qui atteignent parfois 90 décibels. 

Des experts mandatés pour évaluer les nuisances

Première victoire, un amendement  a été adopté au Sénat pour changer le mode de mesure, et doit désormais être voté à l'Assemblée Nationale. Et la Préfecture en a profité pour faire une annonce importante. Le Gouvernement  a demandé au Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) une étude pour évaluer les nuisances. Des experts vont se rendre chez les riverains, pour cibler les habitations les plus touchées, et proposeront des aménagements, comme des protections supplémentaires, voire même le rachat de certaines maisons. 

Le rapport du CGEDD sera dévoilé à la fin de l'année. C'est long, estime le maire de Coulans-sur-Gée, Michel Briffault. "Il y a déjà presque 12 mois qui se sont écoulés depuis l'entrée en service de la ligne, les riverains en sont encore au même point. Il y aura peut être des résultats, mais au bout de combien d'années ? Combien de temps doit-on laisser nos riverains dans cette situation ?"

Les élus et le collectif de riverains de la Sarthe, le CRI72, plaidaient pour un abaissement de la vitesse sur la ligne, arguant qu'un rallongement du trajet de sept minutes entre Paris et Rennes, c'était sept décibels en moins. Mais leur proposition n'a pas été retenue. 

Les riverains vont faire appel à des avocats pour suivre le dossier

Le CRI 72 souhaite désormais faire appel à des avocats pour s'assurer que les choses changent réellement. "Je pense que si on attend tranquillement, de courriers en lettres ou en réunion, cela va mettre trop de temps", explique Laure Artru, responsable de la communication au sein du collectif. _"Donc là, on va faire venir des avocats qui vont nous aider à faire avancer les choses sur le problème de la réglementation, et nous permettront de négocier avec l'Etat. Ils seront là pour vérifier que les choses se font, car vous savez, ce n'est qu'un amendement, qu'une proposition d'enquête, avec la remise d'un rappor_t, c'est encore un peu flou." 

Une réunion d'information est prévue le 2 juillet à Savigné-L'Evèque, pour la date anniversaire de la mise en service de la LGV.