Société

Objets connectés : les bracelets, nouvel eldorado des marques high-tech

Par Marina Cabiten, France Bleu mardi 25 février 2014 à 12:57 Mis à jour le mardi 25 février 2014 à 15:58

Le bracelet connecté compte vos calories, ou encore le nombre de kilomètres parcourus à pied dans une journée
Le bracelet connecté compte vos calories, ou encore le nombre de kilomètres parcourus à pied dans une journée © Radio France - Marina Cabiten

Le Mobile World Congress, salon mondial du mobile, s'est ouvert lundi à Barcelone. Il présente les nouveautés en matière de smartphones, tablettes, et autres objets connectés. Cette année, ce sont les bracelets connectés qui font fureur. Toutes les marques s'y mettent, en espérant s'offrir une bonne part de ce marché en plein boom.

Le Salon mondial du mobile, qui s'est ouvert lundi à Barcelone en Espagne, est le rendez-vous de l'année pour les entreprises du monde du high-tech. Samsung, Sony, tous les géants du secteur sont au rendez-vous pour montrer leurs nouveautés et les tendances des années à venir. À l'honneur de cette édition : les bracelets connectés . Ils servent de coachs, mesurent la forme physique avec de plus en plus de fonctionnalités. Un nouvel eldorado, alors que le marché du smartphone a entamé son déclin.

C'est quoi un bracelet connecté ?

C'est un bracelet en plastique, avec ou sans écran, qui ressemble plus ou moins à une montre. Certains modèles donnent l'heure, mais ce n'est pas la vocation première. Si vous êtes un adepte de la devise de Winston Churchill "no sport", passez votre chemin. Cet objet connecté est comme un coach.

Nombre de pas que vous faites dans la journée, calories ingurgitées et brûlées, sommeil... Ces bracelets mesurent votre forme physique grâce à des capteurs, et aussi aux informations que vous leur donnez (par exemple si vous avez mangé un burger ou une salade au déjeuner). Le but affiché est de garder la ligne et de bouger, mais ça peut également devenir un moyen de se comparer sur les réseaux sociaux. Le bracelet donne des points en fonction du comportement, et il communique avec votre smartphone pour ensuite partager vos informations sur les réseaux sociaux.

Exemple avec cette pub pour le modèle d'une grande marque >

2014, année du bracelet

La tendance américaine du "quantified self" , c'est-à-dire en savoir le plus possible sur soi et son environnement pour optimiser son mode de vie, est en train d'exploser. Entre 2013 et 2014, on est passé de moins de cinq objets connectés de ce genre sur le marché à plus de quinze modèles. D'ailleurs, certains bracelets sont "made in France".

Si de petites entreprises pionnières ont lancé le mouvement, elles sont maintenant concurrencées par les géants du secteur. Dans les allées du Salon du mobile à Barcelone, plusieurs grandes marques révèlent leur bracelet.

Le meilleur exemple est peut-être celui de Samsung. Le principal concurrent d'Apple sur le marché des smartphones n'a pourtant consacré que dix minutes de sa conférence en grande pompe à son nouveau Galaxy. Il a préféré se concentrer sur son nouveau bracelet.

Le Gear Fit de Samsung - Aucun(e)
Le Gear Fit de Samsung
Des objets trop bien informés ?

Bientôt, ces bracelets ne se cantonneront plus à notre forme physique. Ils pourront collecter toutes sortes de données. Exemples : la start-up française Netatmo qui propose avec son bracelet de mesurer l'exposition aux UV pour prévenir les risques de coups de soleil. Ou encore Sony qui travaillerait avec les avertisseurs de radars Coyote, pour qu'à terme votre bracelet vibre quand vous entrez dans une zone "à risque". Pratique pour les motards.

Mais comme à chaque qu'il y a collecte de données personnelles, la question de la vie privée se pose. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a même déjà publié des recommandations, face à l'essor du "quantified self".

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