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Occupation d'une propriété à Arbonne : la situation au point mort huit jours après le début de l'action

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Une semaine après le début de leur action pour dénoncer la spéculation dans la vente d'une propriété, les manifestants sont toujours mobilisés, mais la situation n'avance plus.

Une semaine après le début de leur action pour dénoncer la vente d'une propriété, la situation ne bouge plus. Une semaine après le début de leur action pour dénoncer la vente d'une propriété, la situation ne bouge plus.
Une semaine après le début de leur action pour dénoncer la vente d'une propriété, la situation ne bouge plus. © Radio France - Oihana Larzabal

La situation s'enlise à Arbonne. Depuis maintenant une semaine, à l'appel du syndicat agricole ELB et Lurzaindia, des manifestants occupent nuit et jour une propriété dans la commune pour protester contre la spéculation foncière , car ce lieu, composé de 15 hectares de terre, d'une maison en travaux, et d'une autre bâtisse est en vente à 3,2 millions d'euros. Depuis une semaine, les manifestants se sont organisés, et installés sur le terrain avec un grand chapiteau blanc et en dessous, des tables, des bancs et du ravitaillement.

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Les manifestants se sont organisés depuis une semaine, avec des tables des chaises, et un grand chapiteau © Radio France - Oihana Larzabal

"On va rester le temps qu'il faut", promet Ttotte Elizondo, membre du syndicat ELB et paysan bio à Urrugne. "Cette affaire, il faut qu'elle devienne l'affaire de tout le monde et un exemple pour l'avenir, on a beaucoup de jeunes qui veulent s'installer et il faut absolument maintenir ces terres agricoles".

De son côté, la future acheteuse, que nous avons contactée, assure vouloir conserver le caractère agricole de ce terrain. Mais cet argument ne convainc pas Ttotte Elizondo. "Pour eux les acquéreurs, dans un PLU, quand on voit 'agricole', on pense que c'est agricole, mais en fait, quand on met des chevaux dessus, ça devient des terres d'agrément". Et outre la nature de la terre, ce qui dérange ELB et Lurzaindia, c'est le prix de la transaction. "Les terres à ce prix là servent de référence quelque part, et là, on ne peut pas rentrer dans cette spéculation, affirme Ttotte Elizondo. "Nous, la terre, c'est notre outil de travail. L'hectare coûte entre 6.000 et 10.000 euros normalement sur la côte".

De son côté la Safer, _(s_ociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural), a fait une proposition de préemption partielle, de douze hectares sur les quinze de la propriété en séparant le bâti. Le président de l'Agglomération Pays basque, Jean-René Etchegaray propose de jouer le rôle de médiateur avec le vendeur et l'acquéreur. Un premier contact a été pris, mais pas de rendez-vous pour l'instant.

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