Société

Scandale des œufs contaminés : les producteurs fermiers ont la côte sur les marchés girondins

Par Mélanie Juvé, France Bleu Gironde samedi 12 août 2017 à 19:49

Les œufs fermiers ont la côte sur le marché de Mérignac.
Les œufs fermiers ont la côte sur le marché de Mérignac. © Radio France - Mélanie Juvé

La crise des œufs contaminés au fipronil a conduit au retrait de produits dans les supermarchés européens et français. Depuis quelques jours, certains producteurs fermiers voient la demande en œufs exploser et vendent beaucoup plus sur les marchés, comme celui de Mérignac.

"Désolé je n'ai plus d’œufs !". Depuis 9 heures du matin ce samedi, Sacha Lacour-Arjeau répète la même phrase aux clients. En plein scandale des œufs contaminés, ce jeune producteur fermier basé à Camarsac dans l'Entre-deux-Mers, voit la demande exploser. "Normalement je propose 600 œufs à la vente sur un marché comme Mérignac, et là je n'en avais que 90, explique-t-il.Tout part très vite. C'est inhabituel !" Pour lui, les clients se rassurent en achetant des œufs fermiers : "Ils savent d'où ça vient"

Même son de cloche pour Sandrine de la ferme Castex dans le Lot-et-Garonne : "On est à sec ! Je pense que les gens reviennent vers le marché pour acheter des œufs". Mais elle pense que cet engouement est éphémère : "Comme tous les autres scandales on y pense maintenant, et demain on nous pondra autre chose et on oubliera vite"

Les œufs fermiers partent comme des petits pains.  - Radio France
Les œufs fermiers partent comme des petits pains. © Radio France - Mélanie Juvé

"Ce scandale m'inquiète un peu vu l’ampleur qu'il prend, avoue Christian qui achète ses œufs au supermarché et chez des producteurs fermiers. Aujourd’hui ce sont des œufs, demain ce sera quoi ?" Pour Sacha Lacour-Arjeau, ils faut surtout que les consommateurs changent de mentalité. "Une poule n'est pas faite pour être en cage. Il faut que les gens prennent conscience qu'il faut arrêter ça. Et essayer de partir sur un produit plus sain et un animal en liberté, sorti sur des parcours."

Pour Sacha Lacour-Arjeau, "ça rassure" les clients