Société

OM - Benoît Payan (PS) à Frank Mc Court : "Fais attention Frank, ce n'est pas aux Marseillais de payer le stade"

Par Tony Selliez, France Bleu Provence et France Bleu Vaucluse lundi 3 octobre 2016 à 6:00

Le Vélodrome, de moins en moins plein, mais toujours aussi cher pour la mairie
Le Vélodrome, de moins en moins plein, mais toujours aussi cher pour la mairie © Radio France - Tony Selliez

Le socialiste Benoît Payan devrait lancer un message aux élus et au probable futur propriétaire de l'OM ce lundi, en conseil municipal à Marseille. Il réclame une renégociation du loyer à la hausse : huit millions par an au lieu de quatre aujourd'hui.

Le loyer du Stade Vélodrome très certainement évoqué ce lundi matin en conseil municipal à Marseille. C'est en tout cas la volonté de Benoît Payan, le président du groupe socialiste, alors que le processus de vente du club semble toucher à sa fin.

Fin du bail actuel : l'été prochain

L'Américain Frank Mac Court pourrait officiellement succéder à Margarita Louis-Dreyfus d'ici une quinzaine de jours. Le processus de vente du club semble aujourd'hui très bien engagé. Frank Mac Court pourrait ainsi être aux commandes pour le PSG / OM du 23 octobre prochain.

"D'abord j'ai envie que ça réussisse, qu'il achète le club. Mais j'ai envie de lui dire : fais attention Frank, ce ne sont pas les Marseillais qui ont à payer le stade."

"Tu veux acheter l'OM ? Très bien, on va t'aider, on va venir supporter cette équipe, on va venir au stade. Par contre, tu vas payer le loyer que tu dois payer, c'est-à-dire les huit millions et pas les quatre payés jusqu'à présent", Benoît Payan, Président du groupe socialiste à la mairie de Marseille.

Benoît Payan, chef de file de l'opposition (PS) à la mairie de Marseille

L'OM paye aujourd'hui quatre millions par an pour le loyer du Stade Vélodrome. C'est le tarif qui a été négocié l'été 2014 : trois millions la première saison, puis quatre les deux saisons suivantes, avec une part variable liée aux recettes de billetterie (20% au-delà de 20 millions d'euros annuels de billetterie).

"La chambre régional des comptes dit huit millions d'euros , ce n'est pas un avis contraignant. De toute façon, notre volonté c'est de faire en sorte que le stade Vélodrome coûte le moins possible aux contribuables marseillais."

"On a pour l'instant des relations avec l'équipe de Monsieur McCourt qui se limitent à la courtoisie, on n'a pas encore abordé ce sujet-là. Il faudra signer un nouveau bail et bien entendu la ville de Marseille va demander un loyer en augmentation mais les discussions se feront en bonne intelligence et dans un esprit constructif", Yves Moraine, président du groupe de la majorité LR au conseil municipal de Marseille.

Yves Moraine, président de la majorité municipale LR à la mairie de Marseille

La Chambre Régionale des Comptes estime, pour sa part, que c'est loin d'être assez... elle recommande plutôt huit millions. La vente du club sera l'occasion idéale de renégocier avec de nouveaux partenaires. Le bail en cours touche de tout façon à sa fin l'été prochain.

La mairie doit 12 millions par an à Arema

"Le vrai loyer c'est huit millions d'euros par an, pas quatre, pas ce qui est payé aujourd'hui. Qu'est-ce que ça veut dire ? Les Marseillais payent tous les jours 15 000 euros de loyer à la place de l'OM et ça, ce n'est pas supportable". Benoît Payan, Président du groupe socialiste à la mairie de Marseille

Avantage du bail en cours : il se termine l'été prochain. Mais la ville doit désormais rembourser, chaque année, 12 millions d’euros à Arema, constructeur du stade. C'est ce que stipule le contrat avec la signature du PPP : le partenariat public-privé, qui a permis à la ville de faire construire son Vélodrome nouvelle génération.

"Je fais remarquer que tout équipement public coûte au contribuable : une bibliothèque, une piscine, un stade, un gymnase, ça coûte !"

"Et ça rapporte beaucoup moins que le Stade Vélodrome, qui grâce aux manifestations qu'il draine permet de remplir nos hôtels, nos restaurants, de faire travailler nos taxis, nos transports en commun, et ce n'est donc pas la ruine que certains incompétents ignares ou mal intentionnés prétendent", Yves Moraine, président du groupe de la majorité LR au conseil municipal de Marseille.

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