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Société

Opération coup de poing de la Confédération paysanne au péage du Boulou

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Par , France Bleu Roussillon

Des membres de la Confédération paysanne ont filtré des camions frigorifiques au péage du Boulou (Pyrénées-Orientales) de l'A9 ce jeudi. L'objectif de cette action, dénoncer la concurrence déloyale des prix entre les pays étrangers et la France.

Les syndicats ont filtré les camions frigorifiques
Les syndicats ont filtré les camions frigorifiques © Radio France - Colline Rigaut

Boulou, Pyrénées-Orientales, France

Une opération coup de poing de la Confédération paysanne était organisée ce jeudi au péage du Boulou sur l'A9, dans les Pyrénées-Orientales. L'objectif était de dénoncer une nouvelle fois la concurrence déloyale des prix des fruits et légumes en les pays étrangers et la France. Les militants ont filtré les camions frigorifiques en provenance d'Espagne afin de contrôler la marchandise et défendre l'instauration de prix minimum d'entrée sur les fruits et légumes importés. 

Demande d'instauration de prix minimum d'entrée 

Le syndicat explique que les importations de fruits et légumes ont augmenté de 62% depuis 1990, 49% des fruits et légumes commercialisés en France sont désormais importés. Selon un membre de la Confédération paysanne présent au péage, aujourd'hui, le prix des tomates rondes en provenance d'Espagne coûte 65 centimes le kilo au Marché international de St Charles; à Perpignan, les producteurs français réclament que le prix soit entre 1€ et 1,5€. Ils demandent que les prix des produits qui arrivent en France soit alignés sur les coûts de production des producteurs français. 

Cette concurrence des prix met à mal les producteurs français. Florence Gachet est productrice de pommes en Corrèze, elle touche en moyenne 500€ par mois : "Je survie grâce au bénévolat de mon ancien patron, à l'entraide des voisins. En ce moment les pommes arrivent de Pologne à 35 centimes le kilo. Mon kilo de pomme est vendu à 1,05€ en coopérative, ça comprend le transport, le calibrage, le passage par Rungis. Sur les 1,05€ je ne touche que 40 centimes. On se demande comment on va faire pour continuer notre activité". 

De plus en plus de surfaces agricoles abandonnées 

La Confédération paysanne estime que depuis 1990, les surfaces maraîchères et arboricoles ont diminué de 150 000 hectares en France : c'est un tiers des surfaces qui a disparu en 25 ans. Cela s'explique par le fait que les producteurs français abandonnent de plus en plus leur activité faute de ne pouvoir vivre décemment.  Olivier Gravas est éleveur et producteur de fruits dans les Pyrénées-Orientales, il constate cette crise : "_Dans le Conflent, on est impacté à la fois par les problèmes de maladie, la sharka (virus qui décime les vergers), mais aussi par la concurrence déloyale, il y a énormément de vergers qui sont arrachés et qui disparaissent_". 

Lors de cette opération, les militants ont prélevé deux cagettes d'abricots pour les apporter à la préfecture des Pyrénées-Orientales où une délégation a été reçue afin d'expliquer aux pouvoirs publics leurs difficultés.

Les producteurs demandent au gouvernement français un prix minimum d'entrée  - Radio France
Les producteurs demandent au gouvernement français un prix minimum d'entrée © Radio France - Colline Rigaut
Deux cagettes d'abricots ont été prélevées et données à la préfecture des Pyrénées-Orientales - Radio France
Deux cagettes d'abricots ont été prélevées et données à la préfecture des Pyrénées-Orientales © Radio France - Colline Rigaut