Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Où en est la loi de lutte contre la prostitution ?

mardi 28 novembre 2017 à 5:13 Par Jade Peychieras, France Bleu Poitou

Plus d'un an et demi après le vote de la loi de lutte contre la prostitution, à Poitiers, une jeune nigériane victime d'un réseau va pouvoir intégrer un parcours de sortie. C'était l'un des volets de cette loi, moins médiatique que celui sur la pénalisation du client. Bilan.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp -

Poitiers, France

Elle devrait pouvoir compter sur une aide financière, une aide au logement, un accès à la formation professionnelle... Une jeune nigériane, victime d'un réseau de prostitution à Poitiers, va pouvoir intégrer un parcours de sortie : l'un des volets de la loi de lutte contre le système prostitutionnel et accompagnement des personnes prostituées.

Une seule femme retenue pour un parcours de sortie

Cet accompagnement aura tardé à se mettre en place. Cette jeune femme est pour l'instant la seule prostituée de toute la Nouvelle Aquitaine acceptée dans un parcours de sortie, alors que les décrets sont tous sortis et que la loi a été validée par l'Assemblée nationale il y a plus d'un an et demi, le 16 avril 2016. "C'est une femme que nous suivons depuis environ six mois, raconte Emma Crews, fondatrice de l'association des Amis des femmes de la Libération, à Poitiers. En attendant l'aide de l'Etat, on a payé pour son logement, pour sa nourriture, pour tout, afin qu'elle n'ait pas à se prostituer". Elle dénonce l'application à plusieurs vitesses de cette loi : la pénalisation des clients d'un côté, l'accompagnement des prostituées de l'autre, ce qui n'est pas sans conséquence. "Si les prostituées ont des clients en moins, elle ont besoin d'une autre ressource pour vivre. Sans les parcours de sortie, elles seront encore plus en difficulté", explique Emma Crews.

"Il faut une vraie volonté politique"

Du côté du CIDFF, l'association agréée dans la Vienne pour s'occuper de ces parcours de sortie, on prétexte une lenteur administrative. Malgré ce retard à l'allumage, Catherine Coutelle, qui avait porté le projet à l'Assemblée, ne veut pas jeter le bébé avec l'eau du bain : "Pour que ce soit une bonne loi, il faut qu'elle soit appliquée dans son ensemble, rappelle l'ex-députée de la Vienne. Nous savions que ça allait être long. C'est pour ça qu'il est toujours utile de rappeler qu'il faut une vraie volonté politique. Il faut que le ministre de l'Intérieur donne des consignes".

Quant à la situation dans les Deux-Sèvres, elle est loin d'être meilleure : pour l'instant la commission qui doit examiner les dossiers des prostituées n'a même pas encore été créée.