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Société

Ours : un éleveur des Pyrénées rend son chèque d'indemnisation de 1.212 euros

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Par , France Bleu Béarn, France Bleu

Un éleveur de la vallée d'Aspe (Pyrénées-Atlantiques) a choisi de rendre son chèque d'indemnisation, après une attaque d'ours début septembre. Il estime que le montant de 1.212 euros pour une seule brebis est surévalué. Les éleveurs ne veulent pas, disent-ils, "être achetés par l'État".

Pierre Larraillet (à gauche), éleveur de brebis, a rendu son chèque de 1.212 euros, aux côtés d'Olivier Maurin (à droite).
Pierre Larraillet (à gauche), éleveur de brebis, a rendu son chèque de 1.212 euros, aux côtés d'Olivier Maurin (à droite). © Radio France - Mathias Kern

Bedous, France

Une quarantaine d'éleveurs des vallées se sont retrouvés à Bedous ce mardi matin. Ils ont sonné à la porte de la maison du Parc national des Pyrénées, pour effectuer un geste inédit : rendre de l'argent après les indemnisations des dégâts liés à l'ours.

AMBIANCE | À la porte de la maison du Parc national des Pyrénées : "On a un chèque à vous remettre"

Devant la maison du Parc national des Pyrénées, à Bedous. - Radio France
Devant la maison du Parc national des Pyrénées, à Bedous. © Radio France - M.K.

"Bien sûr, certains seront tentés de garder l'argent, mais nous on a notre fierté" clame Emmanuel Ossiniri, éleveur.

C'est Pierre Larraillet, éleveur en estive à Borce, qui a remis un chèque de 1.212 euros qu'il a reçu après une attaque sur l'une de ces brebis, début septembre. C'est la première fois que l'État paye aussi cher pour un animal, après une attaque avérée d'ours. 

L'État veut nous passer de la pommade, avec le porte-feuille du contribuable

Les éleveurs, opposés aux réintroductions, comme ce fut le cas en octobre 2018, ne veulent pas disent-ils être "achetés" par l'État. Alors que la valeur marchande d'une brebis se situe plutôt autour des 150 ou 200 euros, sans compter le préjudice. On est de toute façon loin des 1.212 euros affichés sur le chèque. 

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a précisé qu'un nouveau dispositif d'indemnisation a été mis en place en juillet, pour les dommages des grands prédateurs, dont l'ours. Le barème est fixé sur le plus élevé des trois anciens dispositifs.

"On l'a fait par transparence" indique Pierre Larraillet.

Pierre Larraillet (au centre) est berger à Oloron l'hiver, et en estive à Borce, l'été.  - Radio France
Pierre Larraillet (au centre) est berger à Oloron l'hiver, et en estive à Borce, l'été. © Radio France - M.K.

"On veut être indemnisé à hauteur réel du préjudice subi" précise Olivier Maurin, à l'origine de ce rassemblement.

1.212 euros, une somme trop importante aux yeux des éleveurs. - Radio France
1.212 euros, une somme trop importante aux yeux des éleveurs. © Radio France - M.K.
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