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Transports

Ligne TER Intercités Nantes-Lyon : l'ouverture à la concurrence, une mauvaise nouvelle pour les usagers ?

lundi 14 janvier 2019 à 6:46 Par Yvan Plantey, France Bleu Touraine

Le gouvernement va progressivement ouvrir à la concurrence l'actuelle ligne Ter Intercités Nantes-Lyon, passant par la gare de Saint-Pierre des Corps. La région Centre Val de Loire et la CGT s’inquiète des conséquences pour les voyageurs.

Bientôt la fin du monopole des TER Intercités sur la ligne Lyon-Nantes ?
Bientôt la fin du monopole des TER Intercités sur la ligne Lyon-Nantes ? © Maxppp - Franck Dubray

Saint-Pierre-des-Corps, France

Si vous prenez la ligne Nantes-Lyon à Saint-Pierre des Corps, de nouveaux trains inter-régionaux vous attendent peut-être bientôt en gare. La ministre des transports Elisabeth Borne a annoncé mercredi 9 janvier l'ouverture progressive à la concurrence sur cette ligne Ter Intercités, au même titre que celle reliant Nantes à Bordeaux. Concrètement, un appel d'offres va être lancé au début de l'année 2020. Un appel auquel répondra la SNCF, l'actuelle prestataire. Le gagnant se verra confier l'exploitation de tous les trains par l'État, à partir de 2022.

La ligne attribuée à un seul opérateur en 2022

Mais cette future bataille entre la SNCF et ses rivaux (parmi les probables candidats, le groupe français Transdev) laisse sceptique la Région Centre Val de Loire, qui regrette de ne pas avoir été consultée par le gouvernement. Une annonce "brutale" et une surprise, d'autant que c'est cette même Région qui a financé l'électrification de la partie de ligne passant sur son territoire. Pour Philippe Fournié, cet appel d'offres est une façon pour l'État de faire des économies, au-delà de l'intérêt des voyageurs. "Quel est l'enjeu de cette mise en concurrence, si ce n'est financier ?" s’inquiète le vice-président de la Région Centre-Val de Loire en charge des transports, réclamant "une clarification rapide." 

Et même si la ligne sera attribuée à un seul opérateur à partir de 2022, il y aura une période de transition, si la SNCF perd l'appel d'offres au détriment d'une autre compagnie. Concrètement, la mise en place des nouveaux trains inter-régions se ferait alors de manière progressive avec des trains de la nouvelle compagnie circulant en même temps que ceux de la SNCF, probablement au cours de l'année 2021. Avec un risque pour les 387 000 usagers annuels de la ligne, celui de payer plus cher les trajets et les imprévus de dernière minute.

"Va-t-on payer le prix des changements de billets au prix fort entre les différentes compagnies ? - Florence Dumont responsable CGT Cheminots Centre-Val de Loire.

À l'opposé, d'autres parties se réjouissent d'une ouverture à la concurrence, comme chez les usagers. C'est le cas de Jean-Marie Beauvais, le président de l'Association pour le développement des transports collectifs en Touraine. Pour lui, cette ouverture va surtout "stimuler l'écoute de la SNCF auprès des voyageurs", qui délaissaient cette ligne pour passer notamment par la gare de Massy en région parisienne, via le TGV.

"Cette ouverture à la concurrence doit arriver le plus tôt possible" - Jean-Marie Beauvais, président de l'Association pour le développement des transports collectifs en Touraine.

L'État de son côté assure ne pas vouloir sortir à tout prix la SNCF du marché. Un mot d'ordre affirmé par Elisabeth Borne, la ministre des transports : "que le meilleur gagne".  Rappelons que les lignes TER seront aussi ouvertes à la concurrence dans certaines régions (Hauts-de-France, Paca, Grand Est) et ce dés le mois de décembre. En revanche, la région Centre-Val de Loire ne s'est pas encore manifestée.

Alexandre Lepère