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Que reste-t-il de l'esprit "Je suis Charlie" ?

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Par , France Bleu Provence

Le procès des attentats de janvier 2015 s'est ouvert devant la cour d'assises spéciale de Paris. Plus de cinq ans après les sanglantes attaques djihadistes contre le journal Charlie Hebdo et un magasin Hyper Cacher, l’esprit "Je suis Charlie" est-il toujours aussi fort?

Trois manifestants d'origines différentes arborent la pancarte "Je suis Charlie" en 2015 (photo d'illustration)
Trois manifestants d'origines différentes arborent la pancarte "Je suis Charlie" en 2015 (photo d'illustration) © Radio France - Matthieu Mondoloni

Plus de cinq ans après l'attaque sanglante contre le journal Charlie Hebdo vient de s'ouvrir devant la cour d'assises spéciale de Paris, le procès des attentats de janvier 2015. Quelques jours plus tard, le 11 janvier 2015, plus de quatre millions de personnes défilaient dans les rues, partout en France avec ce message "Je suis Charlie" , et un # qui envahissait les réseaux sociaux. 

Mouvement unitaire contre la barbarie et pour la liberté d'expression et la naissance d'un engouement pour la presse, notamment satirique, qui cinq ans après n'est plus le même : "Le #Je suis Charlie tel qu'on l'a connu, oui c'est fini" reconnait le rédacteur en chef du mensuel satirique marseillais Le Ravi : "On mesure en effet que l'immense élan vis à vis de la presse indépendante et satirique, c'est derrière nous". Michel Gairaud poursuit "Nous au Ravi, on est toujours Charlie, on l'était avant, évidemment après, pour nous le droit de caricaturer est un droit absolu et il ne faut pas déroger."

"En janvier 2015 on a des policiers qui sont tombés pour défendre des valeurs fondamentales comme la liberté d'expression."- Philippe Brinsolaro, commandant de police à Marseille

Une ouverture de procès très difficile à vivre pour Philippe Brinsolero, commandant de police au sein du groupe de sécurité et de proximité de la Division centre de Marseille. Le 5 janvier 2015, son frère jumeau, Franck, policier également, fait partie des victimes de Charlie Hebdo, alors qu'il assure la protection du dessinateur Charb : "Je ne suis pas certain que mon frère Franck partageait les opinions de la revue Charlie Hedbo, mais ils avaient réussi avec Charb à établir un lien qui dépassait les convictions, et c'est ça la chance de la République française, on sait vivre ensemble"

Philippe Brinsolero dit ne pas attendre grand chose de ce procès : "J'ai perdu mon frère, ma moitié, c'est quelque chose que je n'arriverai pas à dépasser, mais ce que j'attends indirectement de ce procès c'est qu'on se rappelle qu'en janvier 2015, on a des policiers qui sont tombés pour défendre les valeurs de la République et des valeurs fondamentales comme la liberté d'expression, que le 11 janvier, on les a applaudis, remerciés, embrassés et que cinq ans après, on les traite d'assassins en leur jetant des cailloux et des cocktails Molotov." Le commandant Brinsolaro poursuit : "Les policiers d'aujourd'hui sont les mêmes que ceux d'hier et ils s'interposeront demain une nouvelle fois pour défendre des vies et les valeurs de la République. Malheureusement, on a oublié".

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