Société

Ouvriers polonais sur le chantier EPR : décision du conseil des prud'hommes de Cherbourg reportée

Par Jacqueline Fardel, France Bleu Cotentin mercredi 4 décembre 2013 à 16:26

Le dome de l'EPR de Flamanville dans la Manche
Le dome de l'EPR de Flamanville dans la Manche © EDF

Le conseil des Prud'hommes devait se prononcer ce mercredi sur 62 dossiers d'anciens salariés polonais du chantier EPR de Flamanville. La décision est reportée au 12 février 2014. Ils demandent des dommages et intérêts à Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier et deux sous traitants du géant du BTP, Atlanco et Wellbond, accusés de ne pas avoir payé les cotisations sociales

Décision reportée au conseil des prud'homme de cherbourg qui devait se prononcer ce mercredi sur 62 dossiers d'anciens salariés polonais du chantier EPR de Flamanville. Ils demandent des dommages et intérêts à Bouygues, qui pilote le génie civil sur le chantier et deux sous traitants du géant du BTP, Atlanco et Wellbond accusés de ne pas avoir payé les cotisations sociales. La décision a été reportée au 12 février 2014 en raison de la complexité de certains cas

Ces salariés polonais avaient notamment été recrutés par Atlanco, géant européen de l'intérim du BTP, société basée à Chypre. Du personnel recruté sans respecter la législation européenne sur le détachement des travailleurs dit le dossier : ça veut dire des absences de formulaires et de certificat nécessaires pour que ces salariés bénéficient notamment d'un salaire minimum, de congés payés ou des droits au chômage. Des salariés qui pourtant cotisaient comme les autres, jusqu'à 30% de leur salaire étaient prélevés.

Cet argent, selon Atlanco, était envoyé à Chypre à une assurance privée. Une assurance a minima qui ne couvrait quasiment rien sauf le décès avait dénoncé la CGT. L'affaire avait été révélé dès juin 2011. L'ASN, l'autorité de sureté nucléiare, après avoir épinglé de nombreuses irrégularités, avait ordonné la rupture du contrat entre Bouygues et Atlanco.

Près de 80 salariés polonais avaient été renvoyés dans leur pays, licenciés du jour au lendemain. Plusieurs dizaines d'entre eux ont donc déposé des recours. La premirèe audience avait eu lieu en mars 2012. Leur avocat demande entre 8000 et 12 000 euros de dommages et intérêts.

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