Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Le pourquoi du comment

Pourquoi y-a-t-il de moins en moins de distributeurs automatiques de billets dans l'Yonne ?

-
Par , France Bleu Auxerre

La Banque de France compte en ce moment tous les distributeurs automatiques de billets du pays. Un état des lieux alors que chaque année, nombre de ces automates disparaissent, surtout à la campagne

Chaque année, plus de 1 000 distributeurs automatiques de billets sont retirés en France
Chaque année, plus de 1 000 distributeurs automatiques de billets sont retirés en France © Maxppp - FRANCOIS DESTOC

Auxerre, France

Pourquoi trouve-t-on de moins en moins de distributeurs automatiques de billets dans l'Yonne ?

Notamment car les banques développent de plus en plus leur services en ligne, sur internet. Du coup, les français poussent moins la porte de leur agence bancaire. Ils étaient déjà 54% dans ce cas selon une enquête réalisée il y a trois ans par l’Observatoire des métiers de la banque. Il existe même des banques 100% digitale qui répondent aux besoins de plus en plus de français. Moins de fréquentation en agence, surtout à la campagne, donc moins de retraits, donc plus besoin pour les banques de conserver ces agences. Et quand elles les ferment, le Distributeur Automatique de Billets (DAB) est aussi placé dans les cartons. 

Il y a aussi une raison financière. Un DAB, ça coûte. Son installation, environ 90 000 euros, son entretien, environ 14 000 euros par an. Et surtout, il faut sécuriser l'automate afin d'éviter les vols... Et cela coûte très cher aux banques, presque plus que pour l'installation du distributeur.  Et pour que ces derniers deviennent rentables pour les banques, il faudrait, en moyenne, compter sur 100 retraits par jour.

Voilà pourquoi, en France, après en avoir gagné dans les années 2000, on perd plus de 1000 distributeurs de billets chaque année. On en comptait moins de 55 000 l'an dernier...

Et l'Yonne n'échappe pas à la règle. Et si 68% des français effectuent encore leurs achats en magasin en liquide, les distributeurs automatiques de billets pourraient, à terme, disparaitre.

Comment faire sans DAB et sans argent liquide ?

Un sénateur, le centriste Hervé Maurey, a tiré la sonnette d'alarme l'an dernier face à la disparition de ces automates à la campagne. Il s'est adressé au ministre de la cohésion des territoires. La réponse est peu encourageante : Le gouvernement ne peut contraindre les banques à une présence sur l’ensemble des territoires et dans toutes les zones. Mais il dispose de leviers incitatifs. Les collectivités locales, comme les mairies, ont la possibilité de financer l’implantation d’un DAB auprès des maisons de services au public ou même chez les commerçants. Une décision prise à Seignelay, qui a perdu son distributeur il y a près de 3 ans. A l'intérieur de la maison de service public de cette commune de 1700 habitants, on peut retirer jusqu'à 300 euros par semaine à La Poste. 

Le Crédit Agricole, très implanté dans l'Yonne, avec 33 agences propose aussi ses 39 points vert, un dispositif qui permet de retirer de l'argent chez les commerçants. Des commerçants qui s'adaptent.

Par exemple, à la boulangerie de Seignelay, une cliente a réglé sa baguette de 85 centimes d'euros par carte bancaire, grâce au sans contact. Facile pour le client, mais une dépense de plus pour le professionnel, ici, le boulanger, à qui cela coûte environ 400 euros par an de frais bancaires.

Mais la Banque de France tient à relativiser ces chiffres, puisque, selon elle, 99,7% des Français vivent à moins de 15 kilomètres d'un distributeur de billets.