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Société

Pantin : Médecins sans frontières ouvre un centre d'accueil de jour pour jeunes migrants isolés

mardi 28 novembre 2017 à 16:37 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Médecins sans frontières (MSF) ouvre, le 5 décembre 2017 à Pantin (Seine-Saint-Denis), un centre d'accueil de jour pour les jeunes migrants isolés. MSF veut aider les mineurs sans famille qui sont souvent perdus face à un dispositif compliqué.

Jeunes migrants à Paris.
Jeunes migrants à Paris. - Agathe Nadimi

Pantin, France

Médecins sans frontières ouvre un centre d'accueil de jour pour les mineurs migrants le 5 décembre à Pantin (Seine-Saint-Denis). Le centre fonctionnera en journée. Personne n'y dormira, précise Corinne Torre, chargée de la mission France chez MSF. Il sera ouvert de 9h00 à 17h00. L'ONG veut apaiser les craintes que l'annonce de l'ouverture du centre avait provoquées chez les riverains. Une cinquantaine de personnes pourront être accueillies dans ces locaux.

Un accompagnement global pour les jeunes migrants isolés

MSF constate que les migrants mineurs qui n'ont pas de famille sont souvent perdus face à un dispositif compliqué. Le centre, qui est installé dans un ancien laboratoire de 600 mètres carrés, se situe dans un immeuble moderne près de l'église de Pantin. Il comprend des salles de vie. Plusieurs pôles sont aussi prévus. Ils sont répartis sur deux étages. Les mineurs, qui sont éligibles, recevront un accompagnement social, médical et juridique. Il y aura une assistante sociale et deux infirmiers pour faire des pré-consultations et orienter les jeunes vers des structures adaptées.

Ce centre est indispensable selon MSF

Ce centre est un projet-pilote. Il va s'occuper des primo-arrivants, en transit, dont beaucoup ne sont pas reconnus comme mineurs, un sujet "hyper sensible" reconnait MSF. Le coût de fonctionnement du centre est de 800.000 euros par an. Pour l'association, ce centre est nécessaire "parce que les mineurs étrangers sont les grands laissés pour compte" de la politique actuelle, indique Corinne Torre. Le nombre de mineurs non accompagnés devrait pratiquement doubler en un an. Ils étaient 13.000 en 2016 en France, ils devraient être 25.000 en 2017.

La prise en charge des migrants mineurs est compliquée

La prise en charge des migrants mineurs n'est pas simple. Le plus compliqué, c'est d'évaluer leur âge, un élément crucial pour leur orientation. Pour ceux qui sont reconnus majeurs et qui contestent la décision en justice, la démarche peut durer 14 mois. Pendant ce temps, précise MSF, il y a un vide de prise en charge et les jeunes peuvent se retrouver à la rue. Pour éviter cette situation, Médecins sans frontières travaille pour mettre en place une solution d'hébergement de transit. Les jeunes seraient accueillis pendant trois semaines dans un hôtel avant d'être hébergés dans des familles d'accueil bénévoles.

A lire aussi : "L'exploitation sexuelle des très jeunes migrants à Paris dénoncée par des associations"