Société

Parachutisme : les équipes de France de voile contact s'entraînent à Besançon - La Vèze

Par Naïs Esteves, France Bleu Besançon dimanche 16 juillet 2017 à 6:20

L'équipe de France de voile contact s’entraîne à Besançon - La Vèze
L'équipe de France de voile contact s’entraîne à Besançon - La Vèze © Radio France - 189.photography

Les équipes de France de voile contact s’entraînent à l'aérodrome de Besançon - La Vèze jusqu'au 19 juillet 2017 pour préparer les championnats d'Europe. Une discipline impressionnante dans laquelle il faut enchaîner des figures en enroulant ses pieds à la voile de son coéquipier.

Les combinaisons enfilées, les casques ajustés, les parachutes sur le dos, les membres de l'équipe de France A de voile contact répètent les gestes au sol avant de monter dans l'avion qui les attend à l'aérodrome de Besançon - La Vèze. Ils s'y entraînent jusqu'au 19 juillet pour préparer les championnats d'Europe de la discipline qui se dérouleront du 7 au 13 août à Saarlouis en Allemagne.

Deux pour les figures mais trois dans l'équipe

Dans la compétition de voile contact, cette équipe de France A participe dans la catégorie des séquences à deux. Il y a donc Alexandra Petitjean et Guillaume Dubois, vice-champions du monde 2016, qui doivent enchaîner les figures en l'air, en enroulant le pied dans les suspentes du coéquipier pour valider les points. Mais dans les airs, ils sont trois. Il y a aussi David Huet, le cameraman qui les filme. Et il fait partie intégrante de l'équipe. L’entraîneur peut visionner les images pour analyser les entrainements : "Le cameraman filme le départ du pied à la sortie de l'avion, aussitôt qu'ils quittent l'appareil, le chronomètre part", explique Jean-Michel Poulet, également directeur technique national de la fédération de parachutisme. Ensuite, les parachutistes ont une minute pour enchaîner le maximum de figures, tirées au sort en compétition. Le cameraman "va venir se positionner derrière eux et c'est avec sa caméra que sont comptabiliser le nombre de points. Si jamais il se rate, ils prennent zéro."

L'équipe de France de voile contact. - Aucun(e)
L'équipe de France de voile contact. - David Huet

Alors après le saut, David Huet va "transmettre la vidéo aux juges et c'est à travers le travail des coéquipiers et le mien que le saut est scoré. C'est-à-dire que si le vidéoman a un problème avec ses caméras, il est préférable qu'il se pose ailleurs", rigole David Huet avec ses camarades de saut. Alors pour ne pas être obligé de fuir ses coéquipiers, il est prévoyant : "c'est la raison pour laquelle en compétition on saute avec deux caméras puisqu'on n'est pas à la place du matériel, on en prend soin mais si l'une tombe en panne, normalement la deuxième serait là pour emmener la vidéo au juge".

Comme les deux "performers", les vidéomen sont des athlètes : "Il a une part de travail qui est importante, explique Guillaume Dubois. Il doit se placer, il doit connaître suffisamment le vol de nous deux devant pour qu'il soit sous le bon angle pour bien monter les points aux juges." Et donc en cas de victoire, les trois reçoivent des médailles.

David Huet, le cameraman de l'équipe de France de voile contact. - Radio France
David Huet, le cameraman de l'équipe de France de voile contact. © Radio France - Naïs Esteves