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Parc éolien en mer : vent d'interrogations dans le Val de Saire

Une réunion publique sur inscription a lieu ce mercredi soir à Barfleur dans le cadre du débat public sur l'implantation d'un quatrième parc éolien au large des côtes normandes. Un projet qui suscite des interrogations dans le Val de Saire. Une pétition a été lancée.

Les éoliennes en mer pourraient se trouver entre 11 et 23 km des Tours Vauban, classées au patrimoine mondial de l'Unesco
Les éoliennes en mer pourraient se trouver entre 11 et 23 km des Tours Vauban, classées au patrimoine mondial de l'Unesco © Maxppp - Christophe Morin

Des éoliennes vont-elles pousser au large du Val de Saire ? C'est l'une des possibilités sur la table. Une réunion publique sur inscription a lieu ce mercredi soir de 17 heures à 19 heures à la salle polyvalente de Barfleur. Elle intervient dans le cadre d'un débat public lancé à l'automne dernier pour choisir le lieu où implanter un quatrième parc éolien au large des côtes normandes. Parc qui doit produire un gigawatt, soit l'équivalent de l'approvisionnement pour 800 000 habitants par an.  

Projet entre 11 et 23 km des côtes

Le but de ce débat public : entendre tous les points de vue. L'Etat privilégie une zone située entre 11 et 23 km de Barfleur. 70 à 80 éoliennes, de 260 mètres de haut chacune, clignotant la nuit. Mais cette possibilité rencontre des oppositions : une pétition a d'ailleurs été lancée sur internet. 

"Tout d'abord, ce n'est _pas un mouvement contre les éoliennes_. Mais pour un juste emplacement. Cette pétition, elle résulte d'une surprise, souligne Eloi Asseline, à l'origine du document. "Il y a eu un déficit de communication sur ce sujet si important pour l'économie locale. Peu de gens sont au courant, et les habitants n'ont pas tous les éléments pour juger", ajoute le Révillais. Selon lui, le projet est trop près des côtes : "les simulations ne sont pas rassurantes du tout", confie Eloi Asseline. 

Un problème de timing ? 

Premier point mis en avant dans le Val de Saire : un problème de timing. "Le problème, c'est qu'on est dans des procédures légales, avec un calendrier figé. Malheureusement, entre temps, il y a eu la crise du Covid, qui a tout bloqué pendant deux mois, alors que les dates du débat public sont restées les mêmes. On n'était pas à un ou deux mois près", commente le maire de Saint-Vaast-La-Hougue, Gilbert Doucet. Un débat en plein été, pendant les vacances, qui fait grincer des dents. 

Autre aspect retenu, et qui pose des questions : le caractère public du débat. Il a été suspendu pendant la crise sanitaire, et relancé à la mi-juin. Des stands mobiles sont proposés. Un site internet permet de s'informer et de participer. Mais, les ateliers sont en nombre restreint à une dizaine ou une vingtaine de personnes : ainsi, la réunion de ce mercredi à Barfleur est "sur inscription". "ça génère de la frustration", explique Eloi Asseline. 

Nous ne sommes pas des opposants aux éoliennes en mer. Il y a eu un gros travail de fait pour étudier les différentes nuisances pour la pêche, la plaisance, la circulation commerciale, etc. A priori, les zones proposées ne portent pas de nuisances. Mais nous avons cette question complémentaire du classement Unesco - Gilbert Doucet, maire de Saint-Vaast-La-Hougue

Des Tours Vauban classées

"La problématique pour Saint-Vaast-La-Hougue, c'est l'inscription au patrimoine mondiale de l'Unesco (depuis 2008) des Tours Vauban", explique le maire Gilbert Doucet. Dans ce cadre, le paysage ne doit pas être modifié : c'est une charte qui l'indique. Ainsi, pour que les éoliennes ne soient pas dans le champs de vision des Tours, il faudrait éloigner le parc à environ 50 km des côtes du Val de Saire

Mais qui dit plus loin, dit plus cher pour le raccordement à la terre. "Ce n'est pas aux habitants de supporter ces coûts. Il faudrait qu'on nous démontre le modèle économique. Je veux bien qu'on dise que ça coûte plus cher. Mais j'aimerais qu'on me dise qui va bénéficier de cette énergie ? Y aura-t-il des baisses de tarif pour les locaux ? Ou cette énergie sera-t-elle revendue ? Rien n’est clair pour l'instant !", note Eloi Asseline.

Une position de l'agglomération du Cotentin ? 

D'autant qu'il y a un précédent : en 2013, le tribunal administratif de Rennes a annulé le permis de construire de quatre éoliennes en Ille-et-Vilaine. Elles devaient se situer à 26 km du Mont-Saint-Michel, et auraient été visibles du Mont ou vers le Mont. L'Unesco avait d'ailleurs rédigé un rapport pour s'opposer au projet. 

"Une de nos premières ressources, c'est le tourisme. L'inscription au classement de l'Unesco est un facteur d'attractivité pour le territoire", confie Gilbert Doucet. 

Chaque maire du Val de Saire va désormais rédiger un avis sur le site du débat public. "On a fait remonter le sujet auprès de la communauté d'agglomération", pour que le Cotentin prenne éventuellement une position sur le sujet. Des maires du Val de Saire qui se sont positionnés sur une zone située à la verticale de Courseulles-sur-Mer, dans le Calvados. 

Le débat public est ouvert jusqu'au 19 août

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