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Société

Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne : les chasseurs de Côte-d'Or en colère

samedi 4 novembre 2017 à 10:28 Par Kathleen Comte, France Bleu Bourgogne

Les chasseurs du département sont en colère. En cause, la charte élaborée par le groupe en charge du parc national des forêts de Champagne et Bourgogne. Une charte dans laquelle apparaît une liste d'animaux non-chassables. Les chasseurs se sentent trahis. On fait le point.

Lancé en 2009, le projet devrait voir le jour au milieu de l'année 2019. Un projet qui s'étend sur près de 300 000 hectares.
Lancé en 2009, le projet devrait voir le jour au milieu de l'année 2019. Un projet qui s'étend sur près de 300 000 hectares. © Getty - Serge Vuillermoz / EyeEm

Bourgogne Franche-Comté, France

Rien ne va plus entre les chasseurs et le groupe en charge du parc national des forêts de Champagne et Bourgogne. Lancé en 2009, le projet devrait voir le jour au milieu de l'année 2019. Un projet qui s'étend sur près de 300 000 hectares répartis sur trois zones : la réserve intégrale, la zone de cœur et la zone d'adhésion. Et qui nécessite l'élaboration d'une charte. Mais la version actuelle - la deuxième - ne satisfait pas tout le monde.

D'un côté, les chasseurs se sentent trahis. Car la charte en question dresse la liste des animaux non-chassables dans le futur parc. Une réaction injustifiée pour Marcel Jurien de la Gravière, le président du groupement d'intérêt public (GIP) en charge de l'élaboration du projet de parc national : "Nous avons eu de nombreuses réunions thématiques avec les chasseurs, les agriculteurs, les forestiers, les habitants etc. Et parmi les propositions faites par les chasseurs, nous considérons que dans la version V2 de la charte, 80% des positions recommandées par les chasseurs ont été prises en compte."

Concernant les vingt autres pour cent, Marcel Jurien de la Gravière souhaite s'asseoir autour d'une table avec les fédérations de chasseurs pour en reparler et reprendre les négociations : "Il faut aussi tenir compte du fait que nous devons répondre à un certain nombre de critères exigés et obligatoires pour être classé parc national. Et j'espère que ça n'est pas quelques renards, ou quelques lièvres qui vont faire qu'on n'arrive pas à s'entendre."

"Si les chasseurs sont exclus de la gestion de la chasse qui va payer pour les dégâts causés par les animaux, aujourd'hui payer par les chasseurs aux agriculteurs ?" - Pascal Sécula, président de la Fédération es chasseurs de la Côte d'Or.

De leur côté, les chasseurs ne l'entendent pas de cette oreille. Après huit ans de discussion, ils se sentent trahis. Pascal Sécula, président de la Fédération des chasseurs de la Côte-d'Or pointe du doigt la liste des animaux non-chassables pour laquelle il n'a pas été consulté... Mais pas seulement : "Les fédérations de chasseurs de Côte-d'Or et de Haute-Marne pourraient perdre la gestion dans cette zone sur un plan cynégétique (qui a rapport à la chasse NDLR). C'est-à-dire que c'est la direction du parc qui assurerait la gestion de la chasse. Et ça _nous ne sommes pas prêts de l'accepter_."

Et Pascal Sécula insiste sur un point : "Si demain on est exclus de la gestion cynégétique, on ne pourra plus peser sur les différentes mesures au niveau de la chasse. Je rappelle que la loi dit que les chasseurs sont responsables des dégâts causés par les animaux parce qu'ils sont responsables de la gestion de la chasse. Si on nous enlève cette responsabilité, il faudra demander au président du GIP s'il est prêt à payer les dégâts agricoles aux agriculteurs. Sont-ils prêts à le faire ou est-ce que ce sera encore aux chasseurs ? Là il y a une vraies question."

Pour écouter les différents avis : celui du groupement d'intérêt public et celui de la fédération des chasseurs de Côte d'Or c'est ici :

Le président du groupement d'intérêt public ne comprend pas la réaction des chasseurs. Il estime que 80% des propositions faites par eux ont été prises en compte.

Les chasseurs disent ne pas avoir été consulté concernant la liste des animaux concernés et souhaitent continuer à assurer la gestion de la chasse dans le parc.

La version actuelle de la charte (la deuxième version) doit donner lieu à une troisième version pour le début de l'année 2018. Une quatrième version devrait ensuite voir le jour avant l'accord final et l'ouverture du parc prévue mi-2019. Présidents de la fédération des chasseurs et du groupement d'intérêt public se disent ouverts à la discussion.