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"Parfois on n'est pas suffisant pour impressionner" : un policier de la BAC à Reims témoigne

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Alors que des policiers ont manifesté ce mardi devant le palais de justice de Reims, un fonctionnaire de police de la Brigade anti-criminalité témoigne de son quotidien sur France bleu Champagne-Ardenne. Il travaille dans les quartiers prioritaires de Reims où 15 renforts sont attendus.

Police nationale (illustration).
Police nationale (illustration). © Radio France - Richard Vivion

Pour lui dit-il, "l'exceptionnel c'est le quotidien". En tout cas c'est ce qu'on dit quand on est à la Brigade anti-criminalité. Ce fonctionnaire de police de la BAC à Reims -qui souhaite rester anonyme- témoigne de son quotidien dans les quartiers dits sensibles de la ville. Des quartiers prioritaires, Croix rouge, Wilson, Orgeval, où doivent être affectés 15 policiers supplémentaires comme l'ont promis le président de la République lors de sa venue à Reims et le ministre de l'intérieur. 

Dans nos têtes on a pas de zones de non droits, c'est juste la façon d'intervenir qui change 

A Reims les policiers sont-ils de plus en plus pris pour cibles ? "Depuis un ou deux ans, il y a un gros phénomène de bandes et vu qu'ils sont en nombre ils se sentent puissants et la légitimité qu'on avait avant est en train de diminuer dans le sens où niveau effectifs parfois quand on intervient, on est pas suffisant pour impressionner... dans nos têtes on a pas de zones de non-droit, c'est juste la façon d'intervenir qui change", explique ce fonctionnaire qui travaille dans la police depuis plus de 10 ans à Reims. "Ce qui change c'est qu'avant, disons qu'on prenait moins de précautions pour intervenir, mais ils ont de moins en moins peur de venir au contact : dans les quartiers prioritaires ça devient inquiétant". 

Des fois on se sent un peu abandonnés

Quand on lui demande ce qu'il pense des renforts annoncés dans les quartiers où il travaille au quotidien, le fonctionnaire est formel : "C'est toujours bien d'avoir des renforts ! mais ce qui nous chagrine nous, c'est le suivi judiciaire". "On peut être 20, 30 de plus, mais si on interpelle des gens et que le lendemain on les recroise et qu'ils nous rient au nez, je ne vois pas les effets bénéfiques", dit-il avant de reconnaître que les procédures sont aussi plus complexes aujourd'hui : "Dans les quartiers, on a de plus en plus de rixes à l'arme blanche, de coups de feu, ce sont des dossiers qui demandent beaucoup d'investigations". 

Réécoutez cette interview :

L'invité de France Bleu Matin

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