Société DOSSIER : Paris 2024

JO de Paris 2024 : l'Occitanie veut devenir le terrain d'entrainement des athlètes du monde entier

Par Stéphanie Mora, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon et France Bleu Toulouse mercredi 13 septembre 2017 à 10:39

Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie en charge de l'éducation de la jeunesse et des sports
Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie en charge de l'éducation de la jeunesse et des sports - La Gazette Ariégeoise

Toulouse est la seule ville d'Occitanie retenue parmi les sites de la compétition en France. Mais la région veut faire valoir d'autres atouts. Son vice-président en charge des sports, Kamel Chibli, nous explique comment ils vont s'y prendre pour attirer les athlètes avant et pendant les Jeux.

À 20h ce mercredi, le CIO attribuera officiellement l'organisation des Jeux Olympiques à Paris pour 2024. Débutera alors une grande compétition entre les régions pour attirer à elles les délégations d'athlètes du monde entier en pleine préparation. Cette "course" se joue maintenant.

Des regrets... mais d'autres atouts

Le stadium de Toulouse accueillera des matches du tournoi olympique de football masculin et féminin. "C'est déjà pas mal" souligne Kamel Chibli. Mais le vice-président de la région Occitanie Pyrénées-Méditerranée ajoute tout de suite qu'il avait "d'autres ambitions" : la voile du côté de Montpellier, le kite-surf ou la planche à voile à Leucate. Tout ça se déroulera à Marseille.

Désormais il y a d'autres enjeux : la préparation des athlètes puis l'accueil des délégations pendant l'olympiade. La région compte deux Centres de ressources, d'expertise et de performances sportives (CREPS) à Toulouse et Montpellier et un Centre national d'entrainement en altitude à Font-Romeu (tous désormais gérés par le Conseil régional).

Des sites qui accueillent des sportifs de haut niveau toute l'année dans de nombreuses disciplines (natation, lutte, course à pied, football, rugby...). "On a aussien Aveyron des sites importants pour l'escalade - qui entre aux Jeux en 2024 ! - ou le kayak", pointe Kamel Chibli.

Comment drague-t-on les athlètes et les délégations pour qu'ils viennent s'entraîner en Occitanie?

Kamel Chibli : "On a d'abord de bonnes relations avec le comité Paris 2024. Bernard Lapasset, son président, est du coin donc c'est aussi un ambassadeur du territoire ! On est allé les voir à Paris, puis on les a reçu à Toulouse avec la présidente Carole Delga. A l'heure où je vous parle nous sommes en train de faire une cartographie en recensant tous les sites sur les 13 départements et tous leurs atouts pour accueillir les athlètes pour leur préparation". Cette carte sera transmise au comité Paris 2024 qui pourra la mettre en avant auprès des pays participants.

Mais la région compte aussi sur ce qu'elle appelle "ses ambassadeurs". "On a aujourd'hui sans faire de grande communication des sportifs qui viennent s'entraîner à Font-Romeu souligne le vice-président en charge des sports. Martin Fourcade par exemple, est originaire de là-hautet il est un formidable ambassadeur. Nous exploitons à fond la notoriété des sportifs qui viennent ou qui sont issus de la région."

RÉÉCOUTER Kamel Chibli, le vice-président en charge des sports au conseil régional.

"Des retombées considérables"

Si beaucoup de Français sont encore sceptiques sur l'intérêt de dépenser autant d'argent pour les jeux Olympiques (7 milliards d'euros annoncés), Kamel Chibli est persuadé qu'ils changeront d'avis : "C'est typiquement françaismais quand ce sera amorcé, tout le monde sera content ! Pour nous, ça permettra de valoriser notre patrimoine et notre territoire, et derrière ce sera une bonne chose pour le tourisme. Et puis on a mesuré que les grands événements dans le sport sont générateurs d'emplois".

L'Occitanie compte six millions d'habitants, un million et demi ont une licence sportive selon le Conseil régional.