Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Paris : évacuation du jardin d'Eole sans prise en charge des toxicomanes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

La maire de Paris, Anne Hidalgo, l'avait promis, elle l'a fait. Les toxicomanes ont été évacués ce mercredi au petit matin du jardin d'Eole dans le 18e arrondissement de Paris. Le problème, c'est qu'aucune prise en charge n'a été proposée et que rien ne sera fait avant septembre par la mairie.

Le jardin d'Eole désormais interdit aux toxicomanes
Le jardin d'Eole désormais interdit aux toxicomanes © Maxppp - Vincent Isore

Le Jardin d'Eole dans le 18e arrondissement de Paris est désormais interdit aux toxicomanes. Ils avaient été regroupés provisoirement dans ce jardin, mais, pour les riverains, le provisoire semblait ne pas avoir de fin. Au fil des jours, les consommateurs de crack posaient d'énormes problèmes aux gens du quartier. Insécurité, insalubrité : les incidents entre toxicomanes et habitants s'étaient multipliés. Le jardin a été évacué ce mercredi matin.

La maire de Paris Anne Hidalgo, qui s'est rendue sur place mercredi matin, avait fixé à ce 30 juin la date butoir pour que ce parc "redevienne un jardin pour les riverains". La chose est faite du moins en partie puisqu'aucune prise en charge n'a été proposée aux personnes évacuées.

Eole a été évacué mercredi vers une heure du matin
Eole a été évacué mercredi vers une heure du matin © Maxppp - LP/Olivier Arandel

Un jardin sous haute surveillance

Sur place si les toxicomanes ne peuvent plus entrer dans le jardin, ils n'ont pas pour autant quitté le quartier.

Une cinquantaine d'agents municipaux bloque l'entrée du jardin aux consommateurs de crack ce mercredi. Dans un premier temps, seule une des trois portes du parc restait ouverte pour filtrer les entrées.

Le jardin a été nettoyé et des activités voulues par la mairie comme une ferme urbaine avec chèvres en semi-liberté, des jeux, une buvette commençaient à se déployer.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Au côté de ses adjoints et des maires d'arrondissement du nord-est parisien, Anne Hidalgo a indiqué ce mercredi matin qu'elle "ouvrirait des lieux" d'accueil des toxicomanes si l'Etat "ne prend pas ses responsabilités".

Anne Hidalgo n'ouvrira pas de structures avant septembre

"J'ai fait plusieurs propositions à l'État de lieux de prise en charge thérapeutique" des toxicomanes, devenus un fléau pour les riverains du quartier de Stalingrad, a déclaré Anne Hidalgo.

"Si ces propositions ne sont pas suivies d'effet, et bien, nous prendrons nos responsabilités et nous ouvrirons des lieux avec des médecins, avec des psychiatres, avec des infirmiers et des infirmières, avec les associations."  

La réponse à Anne Hidlago est arrivée jeudi 1er juillet. L'Etat "a toujours pris ses responsabilités dans le dossier des toxicomanes du jardin d'Eole et "attend de voir les propositions de la maire de Paris Anne Hidalgo pour trouver un lieu pérenne pour eux," a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

"Nous aurons la mise en place de ce type de lieux ici aussi à Paris. Donc si l'État ne prend pas ses responsabilités, nous les prendrons", a réaffirmé la possible candidate du PS à l'élection présidentielle qui vise "une ouverture à la rentrée", selon un communiqué de la mairie.  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess