Société

Paris : toujours pas de mise à l'abri pour les migrants de Stalingrad

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris Région et France Bleu lundi 31 octobre 2016 à 8:49 Mis à jour le lundi 31 octobre 2016 à 9:25

Opération de contrôle administratif, campement de migrants de Stalingrad à Paris
Opération de contrôle administratif, campement de migrants de Stalingrad à Paris © Radio France - Delphine Evenou

Le gouvernement avait promis un démantèlement cette semaine. Mais pour le moment, toujours pas de mises à l'abri des migrants du campement de Stalingrad, à Paris. La préfecture de police poursuit les opérations de contrôle.

Une dizaine de cars de CRS se trouvait ce lundi matin, dans le 19e arrondissement de Paris. Si on a un temps cru qu'il s'agissait d'une nouvelle évacuation du campement de migrants de Stalingrad, promise pour cette semaine par le gouvernement, il s'agit en fait de nouvelles opérations de contrôle de police.

Le reportage de Delphine Evenou

Les forces de l'ordre sont arrivées vers 7h30 dans le secteur majoritairement occupé par des migrants afghans, le long du canal Saint Martin près de la station de métro Jaurès. Une quarantaine de personnes a été embarquée dans un car de police vers 9h. Les esprits se sont ensuite échauffés. Les CRS ont contenu environ 300 personnes. A leurs cris ont répondu les coups de matraques et gaz lacrymogènes.

Les CRS contiennent les migrants sur le campement de migrants du quartier Stalingrad à Paris - Aucun(e)
Les CRS contiennent les migrants sur le campement de migrants du quartier Stalingrad à Paris - Delphine Evenou

Les pelleteuse et engins de nettoyage ont ensuite déblayé les abris de fortune des migrants et dégagé le secteur.

Nettoyage dans le campement de migrants du quartier Stalingrad à Paris - Radio France
Nettoyage dans le campement de migrants du quartier Stalingrad à Paris © Radio France - Delphine Evenou

Aucun contrôle n'a en revanche été effectué côté station Stalingrad et avenue de Flandres. La 30e évacuation du campement de Stalingrad, où plus de 2.000 migrants vivent à la rue dans des conditions indignes, est prévue d'ici la fin de la semaine.

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