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Société

Paris : la mairie va rembourser les 5.000 contraventions illégales infligées par Streeteo

mercredi 4 avril 2018 à 11:08 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

La ville de Paris s'est engagée mardi soir à rembourser les 5.000 contraventions illégales infligées par la société Streeteo. Ces amendes ont été données par des agents non assermentés, ce qui est illégal. Depuis le 1er janvier 2018, Streeteo est chargée du contrôle du stationnement à Paris.

Un agent verbalisateur contrôle une voiture via sa vignette Crit'Air
Un agent verbalisateur contrôle une voiture via sa vignette Crit'Air © Radio France - Emilie Defay

Paris, France

Contrôles fictifs, amendes illégales : depuis le début de l'année 2018, la société Streeteo, chargée du contrôle du stationnement dans la capitale, est très critiquée. 

Cinq mille contraventions illégales remboursées

Mardi soir, une réunion a rassemblé la mairie de Paris et les deux entreprises privées chargées de ce contrôle du stationnement à Paris. A l'issue de cette rencontre avec Moovia (Urbis Park) et Streeteo (Indigo), la mairie de Paris a annoncé qu'elle s'engageait à rembourser toutes les contraventions de stationnement illégales qui ont été données par des agents de Streeteo qui n'étaient pas assermentés. Le nombre de ces amendes illégales est estimé à près de 5.000.

Une plateforme pour savoir qui peut se faire rembourser

Moovia et Streeteo ont été chargées, par la ville de Paris, depuis le premier janvier 2018, de verbaliser ceux qui ne payent pas leur stationnement. Ces amendes sont appelées FPS (forfaits post-stationnement). La mairie de Paris affirme que Streeteo a "fourni des explications" sur ces contraventions illégales qui concernent "moins de 1% des FPS apposés". Elle a indiqué mardi qu'une plateforme allait être mise en place à la mi-avril. "Elle permettra à chacun de pouvoir vérifier s'il fait partie des 5.000 personnes qui seront remboursées". 

Des élus demandent la résiliation du contrat avec Streeteo

Streeteo est aussi dans le collimateur de la justice. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux, usage de faux et escroquerie. Une pénalité de 500.000 euros lui a par ailleurs été infligée. Si la mairie de Paris semble soutenir ses prestataires dont elle dit "suivre très attentivement le travail sur le terrain et que nous accompagnerons jusqu'à ce que la situation rentre définitivement dans l'ordre", d'autres élus tapent du poing sur la table. Le président du groupe UDI-Modem, qui participait à la réunion de mardi, estime que Streeteo a donné "des explications simplistes voire difficiles à gober sur des erreurs de gestion de données" de la part d'Indigo. Son groupe demande toujours "la résiliation du contrat car le lien de confiance est rompu", dit-il.