Société

Paris : la RATP dément avoir installé des escalators trop larges

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 16 juillet 2014 à 11:45 Mis à jour le mercredi 16 juillet 2014 à 12:32

Des escalators trop larges vont coûter cher à la RATP
Des escalators trop larges vont coûter cher à la RATP © MaxPPP

La RATP doit prochainement remplacer une trentaine d'escaliers mécaniques du métro parisien pour un coût de 6 millions d'euros. Mais mercredi, la Régie autonome des transports parisiens a parlé d'un problème de fragilité et démenti les informations du Figaro selon lesquelles ces escalators seraient trop larges.

Après les TER de la SNCF, les escalators de la RATP. La Régie autonome des transports parisiens doit prochainement remplacer une trentaine d'escaliers mécaniques du métro installés en 2006-2007 mais dont les marches se sont révélées trop larges, rapporte Le Figaro Economique mercredi.   

Le remplacement de ces escalators, installés sur les lignes 6, 13 et 14 du métro, est prévu d'ici à 2015 et devrait coûter six millions d'euros . Et la RATP ne dément pas cette opération de substitution, elle dément mercredi dans un communiqué un problème de taille, évoquant plutôt la fragilité de l'équipement fourni.  Un problème qu'elle rejette sur son fournisseur, le constructeur français d'installations industrielles CNIM, avec qui la RATP "a décidé de résilier ce marché, aux torts du fournisseur" .

Pourtant, dans les colonnes du Figaro, le responsable de l'électromécanique à la RATP David Courbeille parle bien d'une incompatibilité de largeur : "Les marches de ces modèles font un mètre de large au lieu de 0,90 mètre. Ce qui devait nous permettre d'augmenter les débits d'utilisateurs" . Un gain de 10 cm qui se serait révélé inadapté à l'espace prévu pour accueillir les escalators, entraînant des incidents et des surcoûts de maintenance estimés à plusieurs milliers d'euros par an et par escalier. 

Toujours selon Le Figaro, une procédure en justice oppose la régie autonome au fournisseur des escaliers, les Constructions industrielles de la Méditerranée (Cnim), afin de déterminer qui devra supporter le coût de l'opération.